Il y avait énormément de doutes avant le début du Tournoi des 6 Nations, mais ils ont rapidement été balayés. Antoine Dupont et Matthieu Jalibert ont livré une prestation éblouissante face à l’Irlande (36-14) et Fabien Galthié a décidé de les aligner une nouvelle fois ensemble pour la deuxième rencontre, face au Pays de Galles.

Le forfait de Romain Ntamack a été un coup dur dans la préparation du 6 Nations 2026. Mais Matthieu Jalibert a su en profiter, pour faire son grand retour avec le XV de France. Souvent critiqué en sélection, l’ouvreur est dans la forme de sa vie avec l’UBB et pour son premier match depuis la défaite face à l’Angleterre en février 2025, il a livré une excellente prestation.
« Nous pourrions assister à la naissance du plus grand duo français à la charnière de tous les temps »
Mais c’est surtout son duo avec Antoine Dupont qui a impressionné, en France comme à l’étranger. La presse britannique et irlandaise se montre notamment très élogieuse envers la charnière du XV de France, la comparant aux plus grandes légendes du rugby. « Les Irlandais ont tenté de neutraliser Dupont. Il n’a pas produit sa magie habituelle, mais Jalibert, lui, en a fait régner une. L’ouvreur a constamment menacé le ballon. Nous pourrions assister à la naissance du plus grand duo français à la charnière de tous les temps » a expliqué le journaliste Stuart Barnes, dans The Times.

Une charnière complémentaire
« Dupont et Ntamack pourraient tirer profit de leur association symbiotique à Toulouse. Mais quand on pensait que (Gareth) Edwards et (Barry) John étaient indétrônables, voilà que (Phil) Bennett, tel un caméléon, propulsait le Pays de Galles, les Lions britanniques et irlandais (Afrique du Sud 1974) et Edwards vers de nouveaux sommets » a-t-il poursuivi, annonçant un avenir glorieux au duo Dupont-Jalibert, avec le XV de France. « Dès que leur attention se porte sur le centre du terrain, Dupont disparaît. De la même manière, lorsque l’Irlande s’est concentrée sur le jeu de course redoutable du demi de mêlée, Jalibert s’est démarqué, créant des espaces par la simple suggestion d’un changement de rythme du numéro 9 ».