EXCLU - F1 : Julien Fébreau présente la saison 2024
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

La Formule 1 reprend ses droits le 2 mars à Bahreïn pour le premier des 24 rendez-vous de la saison la plus longue de l'histoire. Une saison 2024 qui sera, pour la onzième année de suite, à suivre sur Canal+ avec aux commentaires Julien Fébreau. D'ailleurs, en marge de la présentation du dispositif de la chaîne cryptée pour la saison 2024 de F1, le journaliste s'est confié pour le10sport.com. Julien Fébreau évoque donc les principaux enjeux de cette nouvelle saison, déjà marquée par l'annonce de Lewis Hamilton, et explique également la façon dont il prépare une année qui s'annonce très riche. Entretien. 

Comment appréhender cette saison alors que tout le monde se projette déjà sur 2025 ?

« Effectivement, à chaud, les premières réactions que j'ai vues, c'est "est-ce qu'on peut directement aller à la saison 2025 ?" Mais ça c'est la réaction passionnée et émotionnelle de chaque gens. Je trouve que cette annonce est exceptionnelle. Il faut bien mesurer que tout sport confondu, c'est un transfert hors du commun. L'adage qui veut que les plus grands pilotes de la planète finissent par piloter pour Ferrari va se confirmer dans le cas de Lewis Hamilton qui a le plus gros palmarès de la F1 à égalité avec Michael Schumacher, c'est aussi un symbole. Mais dès 2024, cela va nous apporter des histoires à raconter. Je me languis de voir un Hamilton roue contre roue avec Charles Leclerc, son futur coéquipier. Que va-t-il se passer chez Mercedes selon leur niveau de performance ? Est-ce que les portes de Mercedes vont progressivement se refermer sur Lewis Hamilton et qu'il va de moins en moins avoir accès aux usines, au simulateur ou aux réunions ? Ou s'il est dans une position de jouer le titre, à quel point ils vont jouer la carte de l'ouverture jusqu'au bout en sachant qu'il sera dans le camp adverse dans quelques mois ? Il y a plein de situations auxquelles on ne peut pas encore penser qui feront nous rappeler de ne pas oublier que dans moins d'un an il sera en Rouge. Donc c'est très excitant. Et évidemment que la première sortie combinaison rouge et voiture rouge de Lewis Hamilton l'an prochain, ce sera un moment historique de la F1. Mais avant cela, dans l'approche de ce moment, on va déjà vivre une saison 2024 très intéressante. »

Leclerc ou Hamilton, quel numéro 1 chez Ferrari ?

« Déjà, il faut bien rappeler que contractuellement, il ne peut y avoir de numéro 1 et de numéro 2. Légalement, ce n'est pas possible, tous les contrats des pilotes avec les écuries passent devant un board, le bureau de vérification des contrats. Et il ne peut pas être écrit qu'un pilote a un statut de numéro 1 et l'autre numéro 2. La deuxième chose, c'est l'approche de Frédéric Vasseur. C'est quand même très intéressant parce qu'on pouvait dire que Charles Leclerc est un pilote de Frédéric Vasseur, mais c'est également le cas de Lewis Hamilton. Vasseur est devenu champion de F3 et de GP2 avec Hamilton. Donc il se retrouve avec deux pilotes qu'il a formés. Donc c'est une situation très intéressante. Et donc je serai surpris que Fred Vasseur change de discours à savoir "tant que nos pilotes ont une chance, on les laisse se battre". Mais si à un moment l'un des deux n'est plus en mesure de jouer le titre, on lui demandera de se mettre au service de son équipe et de son coéquipier. Ils ont l'intelligence pour le faire. C'est une situation où vous avez deux stars, une méga-star et une star dans la même écurie et il va falloir les faire cohabiter. Mais ils ont un patron qui va avoir un rôle très important dans la gestion des deux pilotes. »

Quelles sont les relations entre Leclerc et Hamilton ?

« Elles sont bonnes, il y a beaucoup de respect entre eux. Je me souviendrai toujours que, il y a quelques années, quand Charles est passé tout proche de remporter sa première victoire à Bahreïn et que c'est finalement Lewis qui l'a emporté, il y a eu une vraie compassion de Lewis à l'arrivée en lui disant "ne t'inquiète pas, tu vas en gagner". Il y a donc beaucoup de respect, maintenant attention, ils sont fait du même bois, ils veulent l'un et l'autre se battre. Evidemment pour Charles Leclerc, battre Lewis Hamilton ce serait une référence incroyable. Mais Charles est chez lui chez Ferrari alors qu'Hamilton sera un nouveau venu en 2025. Je pense que le timing n'est pas anodin. 2025 c'est l'année qui précédera le changement de réglementation en 2026 donc c'est une année qu'Hamilton va vraiment mettre à profit pour vraiment entrer dans l'esprit Maranello, se faire à ce qu'est Ferrari et bien connaître tout le monde. C'est quelqu'un qui travaille beaucoup et qui a besoin de parler avec beaucoup de personnes. 2025 va vraiment lui servir à ça. Et je ne serai pas surpris que son objectif soir de miser sur le changement de réglementation en 2026 et essayer d'obtenir un titre avec Ferrari. »

Comment Charles Leclerc a accueilli l'arrivée d'Hamilton ?

« Je ne sais pas. Je pense que cela doit toujours être un peu impressionnant qu'on vous annonce qu'Hamilton arrive chez vous. Mais je sais déjà la réponse que Charles Leclerc aura publiquement. Lui, il veut battre tout le monde. Donc il veut battre Lewis Hamilton. De toute façon, il veut être champion du monde. Je pense qu'il sait qu'il va avoir affaire à une légende de la F1, mais il connaît ses propres qualités et les points qu'il doit améliorer. A lui de mettre en place dès 2024 la stratégie pour être prêt au moment où Hamilton arrivera. »

On peut rêver d'Alonso chez Mercedes ?

« Ce qui est intéressant ce que dans tout ce qu'on va pouvoir raconter cette année, on pourra se demander : qui pour remplacer Lewis Hamilton ? Cela devient le siège le plus chaud du paddock. 13 pilotes arrivent en fin de contrat, et je pense qu'il y a des favoris et ce que les imprévus peuvent nous apporter. A l'heure qu'il est, il sera logique d'envisager que Mercedes privilégie un pilote comme Esteban Ocon ou comme Kimi Antonelli qui va débarquer en F2 et qui est un pur produit Mercedes. Ou alors une surprise ailleurs, prendre un grand nom ailleurs, peut-être pour une seule année. Ils ont toute latitude pour agir, ils ont le temps, ils ne sont pas pressés. Ils vont pouvoir bloquer le jeu des transferts. Ce sont eux qui ont la clé, ils pourront faire attendre tous les pilotes aussi longtemps qu'ils le souhaitent. »

La saison peut aussi devenir passionnante grâce au jeu de chaises musicales lancé par Hamilton...

« Oui bien sûr, il peut se passer beaucoup de choses. Par exemple, les pilotes Alpine arrivent au terme de leur contrat fin 2024. Alpine va certainement négocier avec ses pilotes, mais peut-être que ce baquet Mercedes va faire briller beaucoup d'yeux à commencer par ceux d'Ocon et Gasly. On sait que dans le même temps, si un Victor Martins brille en F2, il y aurait une logique à ce qu'il monte en F1 si une place se libère chez Alpine. On va avoir pas mal de spéculations dans les mois qui viennent. »

Cela pourrait permettre à Théo Pourchaire de récupérer un baquet ?

« Peut-être, il n'a pas lâché son rêve de piloter en F1. Il va se mesurer à ce qui se fait de mieux au Japon et qui est une formule qui se positionne en terme de performance entre la F1 et la F2. Donc il va passer encore un cran sur la Super Formula. Faut réussir à ne surtout pas se faire oublier du monde de la F1. Il fait partie de l'académie Sauber qui va devenir Audi. Je ne sais pas s'il est le mieux placé pour obtenir une place de titulaire dans ce nouvel environnement... Je ne sais pas si le timing est le meilleur pour Théo. »

Croyez-vous à un retour de Vettel ?

« Non, je n'y crois pas du tout. J'aimerais me tromper parce que Vettel est une légende. Il est lié à tout le parcours de son idole Michael Schumacher. Il n'a pas encore roulé chez Mercedes. Est-ce qu'un pilote allemand chez Mercedes aurait du sens en 2025 ? Il a de l'expérience, mais cela fera deux années sans piloter en F1. Honnêtement, je ne crois pas du tout à Sebastian Vettel chez Mercedes. »

Est-ce qu'il y a un risque que l'année 2024 soit simplement une année de transition vers 2025 ?

« Pour que les pilotes aient leur baquet en 2025, il faudra qu'ils brillent en 2024. Donc le jugement sur au moins la première partie de saison va être très important. Toutes les écuries vont regarder en sachant que les pilotes veulent se montrer. Donc finalement, cette année 2024 est très importante. On sait que la F1 à une mémoire assez courte et que les réussites du passé doivent être réactualisées en permanence pour retrouver les bonnes grâce des décideurs. Donc oui 2024 amène à une projection sur 2025 avec de nouveaux contrats, amène sur 2026 avec de nouvelles réglementations, mais il ne faut surtout pas se rater en 2024 pour être capable de convaincre des équipes. Soit pour se faire garder, soit pour aller viser mieux ailleurs. Donc, je m'attends même à un peu plus de férocité et d'agressivité en piste. Il faut s'attendre à une saison lors de laquelle les pilotes vont beaucoup s'engager quitte à prendre un peu plus de risque que d'habitude. »

A l'image de Sergio Pérez, clairement menacé chez Red Bull

« Bien sûr, il est menacé. Il cohabite avec un coéquipier très envahissant qu'il est difficile de battre. A lui de trouver la meilleure approche mentale. Je vois mal Pérez être d'un seul coup capable de battre Verstappen sur la longueur. Il n'y est pas parvenu jusque-là, donc pourquoi d'un seul coup cela basculerait ? Donc il devra être au plus proche de Verstappen et de temps en temps dans la capacité de briller, parce qu'il peut très bien être conservé par Red Bull comme un très bon numéro 2, mais dans la famille Red Bull, des pilotes frappent à la porte. Daniel Ricciardo ne cache absolument pas son ambition de revenir dans l'écurie. Liam Lawson pourrait le remplacer chez AlphaTauri. Isack Hadjar va aussi avoir cette ambition là. Ils vont tous être sur les nerfs à devoir se montrer et à devoir performer pour séduire. »

Comment vendez-vous cette saison de F1 après la domination de Red Bull?

« Je ne vends pas le produit, je le vis. Je ne vais rien survendre ou surjouer, je vais voir ce que nous offre la F1. Je vais me laisser gagner par ce qu'elle m'inspire, ce à quoi on va assister. Et je vais essayer de le partager le mieux possible à l'antenne. Mais si Red Bull doit à nouveau dominer, ils domineront. On saura les saluer pour ça. Il y a beaucoup plus de respect envers ce qui a été réalisé par Verstappen et Red Bull, même si certains se lassaient de ces victoires. Tout le moment a eu l'honnêteté de reconnaître que le travail abattu par Red Bull et Verstappen était exceptionnel, et ça se raconte aussi. Et puis, quand Verstappen partait avec des secondes et des secondes d'avance, on savait aussi s'intéresser à ce qui se passait derrière. Et c'est vrai qu'en enlevant Verstappen de l'équation, on avait un peloton très reserré. McLaren est devenu deuxième force du plateau. Il y a eu une remise en question chez Ferrari et Mercedes qu'on a tous hâte de voir. Il va forcement y avoir d'autres histoires à raconter. Peut-être que ces histoires seront pour la victoire et tant mieux, si ce n'est pas la cas, on n'inventera pas une histoire qui n'existe pas. Donc laissons un peu de temps et après on racontera les histoires les plus intéressantes. Et ce sera à nous, s'il devait y avoir une domination, d'aller chercher d'autres histoires et de montrer à nos abonnés que ce n'est pas inintéressant. D'accord, ce n'est pas la victoire qui se joue, mais c'est quand même quelque chose d'important dans le processus d'un pilote. Un Oscar Piastri en année 2, j'ai hâte de voir ce que ça donne. D'où va repartir McLaren ? A quel point Ferrari et Mercedes seront capables de combler l'écart qui perdure avec Red Bull ? Comment Hamilton va vivre sa dernière saison chez Mercedes ? Il y a plein d'histoires dans l'Histoire à raconter, sans avoir besoin d'en inventer. »

Tout le monde a quand même déjà envie d'être en 2025 ?

« Oui c'est vrai que tout le monde a déjà envie de voir Hamilton dans la Ferrari. Mais pour arriver à ce moment-là, il va se passer des choses. Et on va vivre des situations qui de toute façon vont évoquer l'arrivée d'Hamilton chez Ferrari. Il y a forcément un moment cette année où Hamilton et Leclerc vont se retrouver roue contre roue. Comment cela va se passer ? Est-ce que déjà l'un et l'autre vont rentrer dans un jeu de coéquipiers ? On aura donc un focus avec le prisme de "attention 2025 arrive". Comme la situation des pilotes en fin de contrat, on va avoir des situations avec des pilotes qui vont prendre des risques pour se montrer. A nous d'explique aux gens que "ok, moi aussi j'ai hâte de voir 2025 et Lewis Hamilton dans la Ferrari, mais regardez déjà ce qui se passe en 2024". Je ne m'inquiète vraiment pas pour cette saison. »

Hamilton chez Ferrari, est-ce que c'est vraiment le transfert du siècle ?

« Moi je maintiens que c'est le transfert du siècle. Un septuple champion du monde qui a fait 18 ans de carrière avec Mercedes et qui s'en va chez Ferrari à 40 ans... Pour moi Hamilton est resté le même. Depuis deux ans, il n'a plus une machine pour gagner. Mais regardez où il était fin 2021 avec la capacité qu'il a eue à revenir sur Verstappen. C'est un sport mécanique, pour gagner il faut la bonne machine, c'est un fait. Mais chez Mercedes il a remis à l'amende George Russell en 2023, il lui a remontré qui était le patron. Je suis persuadé, mais pour me convaincre que cela fera une bonne histoire, qu'Hamilton dans une bonne voiture est très difficile à battre. On est dans un sport où les pilotes sont extrêmement bien préparés. 40 ans pour un pilote de Formule 1 c'est totalement acceptable. Regardez Fernando Alonso, encore un peu plus âgé, quand il a une bonne voiture entre les mains, il est monté sur des podiums et il a failli faire la pole à Monaco. Je n'ai aucune inquiétude liée à l'âge. On peut tout à fait voir le meilleur d'Hamilton chez Ferrari s'il a la voiture entre les mains. »

Quel serait votre top 3 de la saison ?

« Verstappen, Hamilton, Leclerc. J'en prends un dans chaque écurie. Mais celui qui m'intéresse beaucoup, c'est Oscar Piastri. J'avais été marqué par l'arrivée de trois pilotes en F1, et lorsqu'ils étaient arrivés je m'étais dit "ces trois-là, c'est impossible qu'ils ne soient pas champions du monde". En l'occurrence c'était Vettel, Hamilton et Verstappen. Je me suis vraiment dit que ces trois-là avaient vraiment autre chose. Et du coup je prends les paris. Piastri, je ne vois pas comment il ne pourrait pas être champion du monde dans les quatre ans qui viennent. Ce gars-là doit être champion du monde. Donc son évolution m'intéresse énormément. »

Comment voyez-vous la saison d'Alpine ?

« Je suis mitigé. Je vais être honnête, je m'inquiète de savoir quelles répercussions tous les mouvements qui se sont produits dans l'écurie peuvent avoir à court terme. Alors oui ils se sont réorganisés, oui l'ambiance et l'état d'esprit sont bien meilleurs aujourd'hui, mais les vagues créent forcément des échos. Ils ont un moteur qui est légèrement moins performant et sur lequel ils ont fait le choix de ne pas retravailler de manière intensive sur 2024 et 2025, préférant se concentrer sur 2026 où là, la réglementation va changer. On sait qu'Alpine part avec un petit déficit moteur. J'espère que la voiture sera bonne, mais j'ai des points d'interrogation. Pour l'instant je suis très prudent concernant Alpine. Il faut du temps pour revenir au sommet et ils ont des mastodontes face à eux. Il leur faut encore un certain temps pour se réarmer et se remettre en ordre de bataille. »

Qu'est-ce que change pour vous le fait qu'il y ait 24 Grands Prix cette saison ?

« Honnêtement, cela ne change pas grand chose parce qu'on se prépare mentalement à vivre ça. Et puis on le fait avec beaucoup de passion. Cela peut paraître un peu niais de le dire comme ça, mais la passion me porte beaucoup. Donc c'est 24 occasions de vivre des expériences géniales et de les partager. J'ai toujours autant de plaisir et vraiment aucune lassitude. C'est ma 20e saison en Formule 1, mais j'ai zéro lassitude à aller partager ça. J'adore ce que je fais. Quand je vois une annonce comme Hamilton, ça me fait bouillir. Je ne vais pas dire "plus il y en a plus je suis content", on sait qu'on sera fatigué physiquement en fin de saison, mais ce sera de la bonne fatigue et on sait qu'on va vivre des moments incroyables. On est prêt à le faire, cela fait deux Grands Prix de plus, on va gérer, notamment ces triplettes de GP (enchaînement de trois Grands Prix en fin de saison, NDLR). Quand c'est pour vivre ce qu'on vit, honnêtement on est tellement privilégié et chanceux que la fatigue disparaît beaucoup plus vite. Il vaut mieux être fatigué de vivre ça que tout autre chose. »

Comment abordez-vous le fait de travailler avec plusieurs consultants différents ?

« Maintenant, je connais bien nos trois principaux consultants donc je sais comment ils fonctionnent et je sais comment moi je dois fonctionner avec eux. C'est comme sur un terrain de football, je suis le passeur et je dois faire la meilleur passe possible à celui qui va marquer le but. On se connaît tellement bien qu'aujourd'hui, je sais comment agir avec un Jacques Villeneuve qui est vraiment sans filtre qui va tout bousculer donc je sais que par moment je vais temporiser en lui disant "Jacques quand même, vous ne pouvez pas dire ça !" Je sais comment on interagit et cela se passe très bien. Romain Grosjean, c'est la limousine parce que sa maitrise du sujet est telle que je peux à peu près le lancer sur tous les sujets et il aura quelque chose de passionnant à raconter. Franck Montagny a tellement d'énergie qu'il faut juste la canaliser, mais je préfère 1000 fois avoir quelqu'un qui déborde d'énergie et n'avoir qu'à cadrer, que quelqu'un qui serait totalement mou du genou et qu'il faudrait motiver. Donc Franck ça déborde de passion et d'enthousiasme. Et on adore ça donc ce n'est pas difficile d'interagir avec eux. On s'aime tous beaucoup, on a beaucoup de liens au-delà de l'antenne que ce soit avec Jacques, Romain ou Franck donc honnêtement c'est une gestion très simple dans les trois cas. »

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