Zinedine Zidane n’a jamais vraiment été du genre à laver son linge sale en public, et pourtant, l’ancien meneur de jeu du Real Madrid et de la Juventus Turin n’avait pas hésité à le faire avec l’un de ses coéquipiers de l’équipe de France dans un climat assez tendu après l’Euro 1996. Retour sur cet accrochage.
Resituons le contexte : à l'été 1996, l'équipe de France d'Aimé Jacquet avait vécu une grosse désillusion durant l'Euro qui se déroulait en Angleterre, avec une élimination en demi-finale contre la République Tchèque. Zinedine Zidane, qui avait été victime d'un accident de voiture peu de temps avant le début de la compétition, n'était pas à son meilleur niveau, loin de là, durant ce tournoi, et son association offensive avec Youri Djorkaeff en attaque n'avait pas eu le rendement escompté. Mais Zidane a surtout mal vécu les critiques de la part de son coéquipier, et il l'a fait savoir...
« Moi, je reconnais mes erreurs »
Interrogé dans les colonnes de L'EQUIPE en août 1996, soit quelques semaines après l'élimination de l'équipe de France, Zinedine Zidane avait d'abord évoqué ses performances en demi-teinte sous fond de règlement de compte : « Jusqu'à l'Euro, ça s'était bien passé. Pas seulement pour Djorkaeff-Zidane, pour tout le monde. Quand ça se passe bien, c'est que tout le monde est bien. Là, c'est moi qui étais moins bien. J'ai été moins bon, et peut-être que dans la tête de certains les choses ont changé. Cela ne veut pas dire que Djorkaeff a été extraordinaire. Il ne faut pas toujours mettre la faute sur un seul joueur. Dans le foot il faut être solidaire. Il faut l'être quand l'équipe est bonne, et l'être encore quand l'équipe est moins bonne. Moi, je reconnais mes erreurs », a lâché Zidane avant d'aller au fond de sa pensée et de pointer du doigt certains propos de la part de Youri Djorkaeff qu'il juge déplacés.
« Quand je vois certaines déclarations... »
« Quand je vois certaines déclarations... Moi, je ne peux pas parler d'untel ou untel, ce n'est pas ma façon de voir le foot. On est un groupe, on est bons tous ensemble, on est mauvais tous ensemble. Qu'un journaliste me critique, qu'un spectateur le fasse, c'est normal, je l'accepte très bien puisque j'accepte aussi les bonnes choses qu'on peut dire de moi. Mais venant du copain qui est à côté sur le terrain, c'est plus dur à accepter. Si je vise Djorkaeff ? Je ne vise personne ! Je ne veux pas dire un mot de plus sur le sujet. Ce n'est pas ma façon de voir le foot », insiste Zinedine Zidane, qui a donc tenu à régler ses comptes avec son partenaire de l'équipe de France en 1996.