Mercato - OM : «Pas le bon endroit», il regrette son transfert à Marseille et l’assume !
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Il n’est pas facile d’arriver dans un club comme l’Olympique de Marseille, même pour un joueur ayant une certaine expérience. L’exemple de cet ancien international français illustre bien les difficultés d’adaptation dans la cité phocéenne, lui qui a regretté son transfert dans un club « pas assez stable ».

Il fait partie des 52 joueurs ayant porté le maillot du PSG et de l’OM au cours de leur carrière. Unique buteur de la finale de la Coupe des Coupes 1996 permettant au club de la capitale de remporter sa première compétition européenne face au Rapid Vienne, Bruno Ngotty avait rejoint la formation marseillaise quatre ans plus tard, après un passage en Italie (1998-2000). Une aventure qu’il regrette.

« L’OM ? Pas le bon endroit, ni le bon moment »

« Ce n'était pas le bon endroit, ni le bon moment, avait expliqué l’ancien défenseur à L’Équipe, interrogé sur le club dans lequel il n’aurait pas dû aller durant sa carrière. Le club n'était pas assez stable. Je revenais de Milan, un club remarquablement structuré, et je passais à un club qui essayait de se structurer et qui avait utilisé trois ou quatre entraîneurs dans la saison. La deuxième année, Bernard Tapie est revenu, je me suis retrouvé dans un loft et un imprésario a essayé de m'envoyer en Turquie... Mais je suis parti en prêt à Bolton, et je suis resté huit saisons en Angleterre. »

Le regret du Mondial 98

Bruno Ngotty a d’autres regrets, comme celui de ne pas avoir pu participer à la Coupe du monde 1998 : « J'ai commencé en sélection en même temps que Lilian Thuram, et il m'a dit un jour : "Je ne comprends pas que tu n'aies pas fait la Coupe du monde, et que moi j'aie 140 sélections. Je n'ai jamais vu un joueur aussi fort que toi..." Mais je suis fataliste et un peu borné. En 1997-1998, j'étais au PSG, mais c'était ma dernière saison et j'avais déjà signé à Milan. Et Ricardo m'a dit : "Ou tu joues numéro six, ou tu ne joues plus." Je lui ai répondu que je voulais jouer à mon poste. Au rassemblement précédent, en équipe de France, Aimé Jacquet m'avait dit qu'il ne pouvait pas me prendre si je ne jouais pas en club. Mais comme je suis têtu, j'ai dit c'est bon, je ne joue pas… »

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