Il ne fallait pas chercher ce vainqueur de la Coupe du monde 1998 avec l’équipe de France. Il y a quelques années, un ancien protégé d’Aimé Jacquet avait raconté sa bagarre dans le vestiaire avec l’un de ses coéquipiers, de quoi influencer la suite de sa carrière.
Le 12 juillet 1998, l’équipe de France de football remportait la première Coupe du monde de son histoire en battant le Brésil (3-0) en finale au Stade de France. Une rencontre qui a permis à la bande d’Aimé Jacquet d’entrer dans une nouvelle dimension. C’est le cas évidemment de Zinedine Zidane, auteur d’un doublé ce soir-là, mais aussi de Fabien Barthez, Bixente Lizarazu, Marcel Desailly ou encore Christophe Dugarry, évoluant à cette époque du côté de l’OM jusqu’à son retour à Bordeaux l’année suivante.
« Je me bats dans le vestiaire avec un coéquipier »
En janvier 2000, Christophe Dugarry avait retrouvé son club formateur, une nouvelle aventure longue de trois ans qui avait pris fin brusquement comme il l’avait expliqué en 2016, sur SFR Sport : « Je pars de Bordeaux parce que je me bats dans le vestiaire avec un coéquipier après un match. Je vais voir le président Triaud et je lui dis faut que je part ». Le champion du monde tricolore était ensuite revenu sur les raisons de ce clash avec Eduardo Costa.
« Bagarre dans le vestiaire et je lui ai sauté à la gorge »
« Sur le terrain, on joue Anderlecht, on perd le match, je demande à Costa de m'envoyer un ballon, il ne me le donne pas et me dit "va te faire…", avait raconté Dugarry dans l’émission Le Vestiaire. Sur le coup de l'énervement, on se chauffe, je lui dis "me parle pas comme ça". Puis dans le vestiaire on est à côté, j'enlève mes chaussures et je lui dis 'Eduardo me parle pas comme ça, c'est l'émotion du match, on va s'excuser'. Sauf qu'il s'excuse pas. Donc bagarre dans le vestiaire et je lui ai sauté à la gorge ».
Suite à cet incident, Dugarry avait pris la direction de l’Angleterre, s’engageant en janvier 2003 avec Birmingham. « Il y avait un conflit de générations, j'étais plus du tout dans le truc. On perdait à l'entraînement, ils en avaient rien à foutre. Ce n'était plus la façon dont j'avais appris à jouer au foot », expliquait le grand ami de Zinedine Zidane.