Passé par l’AS Monaco, Arsenal, le FC Barcelone puis Chelsea, Emmanuel Petit a raccroché les crampons en janvier 2005. Une retraite forcée pour le champion du monde 1998, mal au point physiquement. Il y a quelques années, le natif de Dieppe était revenu sur le calvaire enduré à la fin de sa carrière.
Avec Zinedine Zidane, auteur d’un doublé, il est l’autre buteur de la mythique finale du Mondial 1998 remportée par l’équipe de France contre le Brésil (3-0). Durant treize ans, Emmanuel Petit a porté le maillot des Bleus, totalisant 63 sélections jusqu’à son dernier match international en 2003. Quelques mois plus tard, l’ancien joueur de Monaco et d’Arsenal prenait sa retraite. Une fin de carrière marquée par de gros problèmes physiques, l’obligeant à se faire opérer au genou droit.
« Lors de l'opération, ils ont dû me couper la jambe en deux »
« La seule chose que je regrette, c'est ma dernière année, où j'ai subi deux opérations importantes et où j'ai dû arrêter le football, expliquait Emmanuel Petit en 2013, auprès du Daily Mail. Lors de l'opération, ils ont dû me couper la jambe en deux. La rééducation a été très longue et très douloureuse, et je ne vois pas l'intérêt de jouer au football si l'on ressent de la douleur. Même si l'on aime ce sport, cela n'apporte aucun plaisir. Le médecin a été très honnête avec moi. Il m'a dit : "Vous avez 10 % de chances de pouvoir jouer au football au plus haut niveau. Vous pouvez courir sans aucun problème, mais jouer au football de manière professionnelle va être très difficile." »
« La douleur était trop forte »
À cette époque, le champion du monde 1998 avait encore l’espoir de se relancer et d’effectuer une dernière pige à Arsenal, où il avait évolué entre 1997 et 2000. « Arsenal m'a aidé à me remettre sur pied. J'ai essayé encore et encore, pendant des semaines et des semaines avec Arsenal et Arsène (Wenger). Le club a eu la gentillesse de m'ouvrir les portes de ses installations. Arsène est venu me voir et m'a dit que si j'arrivais à atteindre un certain niveau physique, il signerait un contrat avec moi. J'ai fait de mon mieux pour revenir, mais la douleur était trop forte, expliquait Emmanuel Petit. Je la ressens encore aujourd'hui quand je monte les escaliers, mais je ne me plains plus. J'ai eu une vie magnifique. »