Au fil des années, les salaires des footballeurs deviennent de plus en plus important, un changement qu’avaient déjà pu constater les champions du monde 1998. L’un d’eux s’était exprimé sur le sujet il y a quelques années, reconnaissant la folie de certains montants tout en assumant l’argent récolté durant sa carrière.
Le 12 juillet 1998, l’équipe de France de football remportait la première Coupe du monde de son histoire en battant le Brésil (3-0). De quoi permettre aux joueurs d’Aimé Jacquet de changer de statut, devenant de véritables stars. Si certains ont profité de l’événement pour se faire remarquer aux yeux du monde, d’autres internationaux évoluaient déjà dans de grands clubs européens, à l’instar de Frank Lebœuf, parti à Chelsea deux ans avant la compétition organisée dans l’Hexagone.
« Avec cet argent, je me suis fait plaisir »
Ce transfert vers la Premier League avait permis à l’ancien défenseur des Bleus de revoir son salaire à la hausse, ce qu’il assume. « De Strasbourg à Chelsea, j'ai quadruplé mon salaire et c'est le club qui payait mes impôts, je gagnais 130 000 euros par mois. C'était déjà honteux par rapport à Michel Platini qui gagnait beaucoup moins. Avec cet argent, je me suis fait plaisir. J'ai construit une super maison avec piscine intérieure à Aix-en-Provence. Certains disaient que j'avais pris la grosse tête mais, pour moi, c'était juste de l'investissement. En France, c'est honteux de gagner de l'argent. Je n'ai aucun problème pour parler d'argent. Quand je suis parti jouer au Qatar, ce n'était pas pour ses dunes de sable, mais pour remplir mon compte en banque », confiait Lebœuf, interrogé par le magazine Closer en 2021.

« Ils ne sont pas arrivés avec une kalachnikov en menaçant les clubs »
Alors que les salaires ont encore augmenté depuis la fin de sa carrière de footballeur, Frank Lebœuf défend les joueurs. « Bien sûr que les salaires sont justifiés. Ils ne sont pas arrivés avec une kalachnikov en menaçant les clubs ! En revanche, c'est peut-être aux clubs d'être plus raisonnables dans les transferts de joueurs... Qui refuserait 40 millions d'euros ? Personne ! Le foot rend fou, jugeait le champion du monde français. C'est la raison pour laquelle je n'ai jamais voulu rester dans ce milieu en devenant entraîneur. La nouvelle génération vit dans un monde parallèle, mais certains restent très éduqués avec une certaine valeur du respect face aux anciens. »