Transferts - L’OM récupère un joueur à la surprise générale : «Je devais signer au Barça»
Guillaume de Saint Sauveur -
Journaliste
Diplômé d’Ecole de Journalisme à Paris. Spécialisé football, et plus particulièrement sur le mercato. Fan du PSG et du Stade Français.

Dans son histoire, l'OM a eu la chance de pouvoir compter plusieurs gardiens de prestige ayant réalisé de belles carrières sur le plan international. Et dans les années 90, le club phocéen avait même réussi un très gros coup à la surprise générale avec un portier de renom, qui devait initialement s'engager avec le FC Barcelone. Explications.

Fabien Barthez, Steve Mandanda, Joseph-Antoine Bell, Pascal Olmeta... C'est un fait, plusieurs gardiens de prestige ont arboré la tunique de l'OM ces dernières décennies. Et au cours de la période 1996-1999, le club phocéen tenait même dans ses rangs le dernier rempart de... la Mannschaft, soit l'équivalent de Manuel Neuer aujourd'hui. Il s'agissait d'Andreas Köpke, titulaire dans les buts de la sélection allemande lors de la Coupe du Monde 1998, et qui avait d'ailleurs atterri à l'OM un peu par hasard...

« L'OM ? Je n'ai pas réfléchi longtemps »

Interrogé dans les colonnes de L'EQUIPE en mai 2021, Andreas Köpke a livré les coulisses de son arrivée à l'OM : « Après l'Euro 1996, je devais signer au Barça, mais le transfert a échoué. Peu de temps après est arrivée l'offre de l'OM. Je n'ai pas réfléchi longtemps, parce que pas mal d'Allemands avaient connu de grandes heures à Marseille, comme Franz Beckenbauer, Rudi Völler, Klaus Allofs et Karl- Heinz Förster. En plus, Marseille est au bord de la mer... C'était clairement un vrai changement pour moi. Le plus difficile était que tous les joueurs demandaient le ballon tout le temps et qu'ils s'énervaient vraiment quand ils ne le recevaient pas ! Pourtant, il n'y a qu'un seul ballon par match, tout le monde ne peut pas l'avoir dans les pieds (rire)... », indique l'ancien gardien allemand.

« L'ambiance au Vélodrome est incroyable »

Et Köpke garde un souvenir ému de son passage à l'OM et de la ferveur du stade Vélodrome : « Les supporters vivent pour leur club, ils l'adorent, cela rend l'ambiance au Stade-Vélodrome incroyable. Quand les résultats suivent, le public te pousse et t'élève très haut à Marseille. Mais quand cela ne marche pas, cela devient tout de suite moins confortable (rire). Le souvenir le plus récent que j'ai, c'est la demi-finale de l'Euro 2016 entre la France et l'Allemagne. Le Vélodrome était reconstruit, cela a donné une atmosphère fantastique. On joue bien, mais on concède un penalty pour une main juste avant la mi-temps et on est éliminés 2-0 », poursuit l'ancien portier de l'OM.

Articles liés