Ancienne cycliste professionnelle et consultante à la télévision, Marion Rousse occupe depuis 2022 le poste de directrice du Tour de France Femmes. À l’occasion de la semaine du sport féminin, elle a expliqué ce qui l’empêche d’avoir une épreuve aussi longue que celle des hommes, qui s’étend sur trois semaines.
Du 1er eu 9 août prochains se tiendra la cinquième édition du Tour de France femmes, dont le départ sera donné à Lausanne, en Suisse. Contrairement à celui des hommes, il ne durera pas trois semaines, mais seulement neuf jours, même si sa directrice, Marion Rousse, ne serait pas contre une épreuve plus longue.
Un Tour de France femmes de trois semaines, « c’est seulement un problème d’argent »
« Je veux un Tour de trois semaines comme les hommes ? Elles seraient capables de le faire hein (sourires). En même temps, j’entends des réflexions demandant qu’on réduise les Tours hommes à deux semaines… Moi, je ne suis pas forcément pour parce que je ne me lasse pas de regarder le Tour hommes sur trois semaines. Il faut bien comprendre que, pour les femmes, c’est seulement un problème d’argent. On le voit avec Paris-Roubaix femmes où le sponsor Zwift va se retirer. On a déjà rajouté un jour de plus au Tour femmes et on n’a pas envie de fermer la porte à quoi que ce soit. Mais il faut du temps », a confié Marion Rousse, dans une interview accordée au Parisien.
« Le budget est énorme et rallonger le Tour représente un coût compliqué »
Un entretien croisé avec Juliette Berthet, championne de France 2024, qui a déclaré à ce sujet : « En 2018 lors de mon premier Giro, on faisait dix jours. On avait un assistant, un chauffeur de bus et un mécano. Et on y arrivait. Après, les étapes étaient moins longues. Pour le côté physique, ceux qui connaissent vraiment le cyclisme n’en doutent pas. Mais je sais que pour les organisateurs, c’est ultra-compliqué. Le budget est énorme et rallonger le Tour représente un coût compliqué. Il ne faut pas brûler les étapes mais c’est parfois un peu énervant de penser que nous ne sommes pas capables de disputer des grands Tours, plus longs qu’aujourd’hui. »