Cyclisme : Le clan Pogacar obligé de prendre des mesures pour l'entraînement
Alexandre Higounet

Alors que ses sorties d'entraînement de début de saison sur les routes espagnoles sont de plus en plus perturbées par des groupes de cyclistes en quête d'un selfie ou désireux de suivre la roue du champion sur quelques kilomètres, le clan Pogacar a été contraint de prendre quelques mesures pour faciliter le travail du champion slovène, comme l'a révélé le directeur sportif principal du Team UAE, Joxean Fernandez-Matxin.

Entre la chute de Jonas Vingegaard dévalant à fond la descente d'un col pour semer un amateur en train de le filmer, ou Tadej Pogacar relatant avoir subi l'agacement d'un jeune supporter alors qu'il lui avait demandé de patienter deux minutes pour prendre une photo car il était en pleine conversation, les sorties d'entraînement deviennent de plus en plus complexes pour les champions cyclistes, notamment lors des stages de préparation de début de saison en Espagne.

« J'ai vu des situations très compliquées où de nombreux cyclistes, emportés par l'excitation, se mettent à filmer au milieu de la route »

A l'occasion d'un entretien accordé au quotidien sportif espagnol AS, relayé par cyclinguptodate.com, Joxean Fernandez-Matxin, le directeur sportif principal du Team UAE, a expliqué : « Pour les fans, il s'agit de saisir des moments et d'obtenir plus de vues, une pratique très en vogue actuellement. J'ai vu des situations très compliquées où de nombreux cyclistes, emportés par l'excitation, se mettent à filmer en plein milieu de la route. Si, à ce moment-là, un cycliste vous répond de manière impolie parce que vous voyez une voiture arriver alors que vous empiétez sur la voie opposée, c'est probablement celui qui a cette réponse qui passe pour le méchant, alors que le contexte est complètement différent. Il faut se mettre à la place des autres. Si l'on commet une erreur, on s'excuse. Si, comme l'a dit Tadej, on est en pleine interview et que quelqu'un nous demande une photo, qu'on lui demande d'attendre et qu'il s'énerve… Qui a raison ? Celui qui s'énerve ou celui qui demande deux minutes de patience ? Il faut tous faire preuve d'empathie. Il faut être prêt à s'excuser et à être respectueux ».

Une mesure a été prise pour les sorties d'entraînement de Pogacar

Désireux de mieux sécuriser désormais les sorties du leader slovène, dont le travail à l'entraînement est trop souvent perturbé, Joxean Fernandez-Matxin a indiqué avoir pris certaines décisions : « Voici un exemple de situation rencontrée lors de notre stage d'entraînement à Alicante : nous avions une moto pour protéger Tadej, car nous roulons en petits groupes. Si les groupes comptent 20 personnes, les voitures qui suivent ne peuvent pas les dépasser. Nous roulons donc par groupes de huit, mais si des cyclistes se joignent à nous, le groupe devient trop important, donc maintenant, nous plaçons une moto derrière Tadej pour garantir le respect du petit groupe et permettre aux voitures de dépasser sans créer d'embouteillage ».

Articles liés