Mercato - PSG : «Un joueur veut partir…», il balance les coulisses du club !
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Gérer un club comme le Paris Saint-Germain est une tâche ardue. Un constat qui s’appliquait déjà avant l’arrivée du Qatar en 2011, une révolution à l’époque. Il y a quelques années, un ancien président du club s’était prononcé sur les difficultés rencontrées dans la capitale.

A la tête du Paris Saint-Germain depuis 2011, et le rachat du club par le Qatar, Nasser Al-Khelaïfi est devenu l’année dernière le président du club de la capitale à avoir tenu le plus longtemps en poste, devançant l’emblématique Francis Borelli, présent entre 1978 et 1991. De son côté, Alain Cayzac n’a pas eu la même longévité, mais son amour pour le PSG n’en est pas moins fort. Membre du comité directeur dès 1986 puis président entre 2006 et 2008, le natif d’Evreux reste un membre historique du club.

« Vous n’êtes jamais heureux plus d’une journée »

En 2021, Alain Cayzac s’était exprimé sur son arrivée à la présidence du PSG, le début des « emmerdes » pour lui. « Je suis nommé par Colony (Colony Capital, ndlr), dont le patron Europe était Sébastien Bazin. J’arrive de façon assez marrante d’ailleurs. La nouvelle de ma nomination avait été, je crois, assez bien perçue à l’époque car personne ne pouvait mettre en doute mon amour du club, ma passion du foot. J’étais un homme d’entreprise, je connaissais le football. Je cochais a priori pas mal de cases. 1er match au Parc, PSG-Lorient. On perd 3-2, doublé de Fiorèse qui avait quitté le club deux ans plus tôt. Terminé mon plaisir, ma joie d’avoir été président. Les emmerdes commençaient », avait-il expliqué dans un entretien accordé à Virage.

« Président du PSG, vous prenez des coups. C’est très très dur »

« J’ai compris à cet instant que, président d’un club, vous n’êtes jamais heureux plus d’une journée. Je me souviens d’un match à Toulouse où on gagne (2007, 1-3), un match fondamental pour le maintien. Le soulagement d’avoir gagné, je fais un petit crochet dans ma maison de campagne dans le Lot, où je passe une journée formidable. Le lendemain, j’ai un joueur qui veut partir, un autre qui veut être augmenté… Me voilà à nouveau dans la lessiveuse, avait ajouté Cayzac. Président du PSG, c’est un job à 200%. Comme émotions, comme difficultés, comme problèmes, comme médiatisation, le PSG c’est beaucoup d’intensité, de souffrances aussi. Alors que dans les affaires j’ai souffert, un peu, beaucoup même car dans la pub, il y a des moments où ça se passe bien, mais il faut trouver des clients tous les jours. Tu en gagnes, tu en perds. C’est également épuisant et stressant. Mais rien à voir, au niveau de la violence et de la nature des situations. La médiatisation d’un chef d’entreprise est plus rare, même si elle existe parfois. Président du PSG, vous prenez des coups. C’est très très dur. Mais, c’est une « piquouze », c’est comme une addiction. Cela mettait ma femme dans tous ses états quand je lui disais : « J’ai beaucoup souffert mais si on me proposait à nouveau la présidence, je risquerais de replonger ». Heureusement, cela n’a bien sûr pas été le cas. »

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