Tadej Pogacar l'affirme avec force depuis de longs mois, il s'est fixé comme objectif prioritaire de remporter Milan San Remo et Paris-Roubaix, les deux Monuments qui manquent encore à son palmarès. Mais aussi deux courses qui s'annoncent très difficiles à remporter pour lui. Et dans cette optique, le double champion du monde slovène vient d'enregistrer une très mauvaise nouvelle.
Depuis la fin de saison dernière, Tadej Pogacar ne cache pas qu'il ne rêve que d'une chose pour 2026 : remporter Milan San Remo et Paris-Roubaix, les deux Monuments qui manquent encore à son palmarès. Devant les micros, le double champion du monde a ainsi lancé qu'il échangerait bien cette saison une victoire sur le Tour de France contre Paris-Roubaix.
Van der Poel, un obstacle infranchissable ?
Chris Horner, l'ancien coureur, vainqueur de la Vuelta en 2013, a livré son explication à l'occasion d'une discussion pour le podcast Beyond the Coverage : « Rappelez-vous que j'avais dit que Pogacar serait le prochain Eddy Merckx. Mais beaucoup d'entres vous s'étaient plaints que je fasse la comparaison avec Merckx et toutes ses victoires. OK, Merckx a gagné tous les monuments, il a gagné cinq Tour de France et Tadej n'en a gagné que quatre... OK, Tadej doit en gagner un autre, et en 2026, il a une chance d'égaler le légendaire Eddy Merckx en remportant ce cinquième Tour de France. Mais dans le même temps cela ne rendra pas sa saison meilleure que la dernière ou la précédente. Alors comment peut-il faire mieux ? Il n'a pas besoin de gagner une nouvelle fois les Strade Bianche, il n'a pas besoin de gagner un Tour des Flandres supplémentaire, il n'a pas besoin de gagner à Liège encore une fois... Ce qu'il doit gagner, ce qui rendrait sa saison légendaire, c'est qu'il gagne Milan San Remo et Paris-Roubaix. Il aurait alors les cinq Monuments. Et alors personne ne pourrait venir me contredire avec autant de force lorsque je dis qu'il est le prochain Eddy Merckx ».
« Van der Poel est physiquement et mentalement au top »
Aussi importante que soit cette ambition pour Tadej Pogacar, elle se heurte implacablement à un obstacle majeur : Mathieu Van der Poel. Le Hollandais apparaît suffisamment fort pour résister aux assauts du Slovène dans le Poggio et sur les secteurs pavés, où son profil et son expérience lui offrent de surcroit un net avantage face au Slovène, et suffisamment rapide au sprint pour le dominer à San Remo ou sur le Vélodrome de Roubaix. Pour Pogacar, cela s'apparente à la quadrature du cercle. Si Van der Poel arrive sur ces courses à son top, le leader du Team UAE aura le plus grand mal à trouver la clé. Or Van der Poel apparaît aujourd'hui plus fort que jamais, sortant de sa saison de cyclo-cross invaincu et au-dessus du lot. Thijs van Amerongen, ancien coureur néerlandais, a d'ailleurs livré son verdict sur Eurosport dans des propos relayés par cyclinguptodate.com : « Van der Poel est physiquement et mentalement au top. Et il sera probablement à nouveau très fort sur Milan San Remo ».