Malgré leur attachement au PSG et une certaine cote de popularité du côté du Parc des Princes, certains joueurs ont eu l’intention de plier bagage. Plusieurs ont cédé aux avances, d’autres ont été convaincus de rester dans la capitale. C’est le cas de ce joueur emblématique du club.

Avant Kylian Mbappé, Edinson Cavani et Zlatan Ibrahimovic, Pedro Miguel Pauleta a dominé durant plusieurs années le classement des meilleurs buteurs de l’histoire du PSG. Un record que le Portugais aurait pu ne jamais battre, en raison de ses envies d’ailleurs pour rejoindre l’OL, désireux de s’attacher ses services en 2006, deux ans avant la fin de sa carrière. Arrivé à la présidence du PSG au même moment, Alain Cayzac avait raconté il y a quelques années la gestion délicate de ce dossier.
« Il vient me voir : "Je veux aller à Lyon" »
« Je deviens président, le lendemain Pauleta vient me voir : « Je veux aller à Lyon ». J’étais président depuis la veille. Déjà, je savais que pour tout le monde, pour les supporters, pour moi, le démarrage de ma présidence avec comme 1er fait d’arme le départ de Pauleta cela ne serait quand même pas un grand succès. J’étais en Allemagne pour la finale de la Coupe du monde 2006. Pendant tout le match je ne pensais qu’à Pedro, c’était une obsession. Les gens m’arrêtaient dans la rue à Paris : « Monsieur Cayzac, vous le gardez Pauleta ? » et donc au lieu de profiter comme un petit coq pendant quelques jours d’être devenu président (sourires), tout de suite j’étais jeté dans l’arène », avait raconté Alain Cayzac dans un entretien accordé à Virage en 2021.

« Ce sont des moments de stress »
L’ex-président du PSG était ensuite revenu sur les négociations improbables du dossier Pauleta. « Le plus drôle, c’est quand, avec mon ami Houllier (alors coach de l’OL, ndlr) – on prenait nos vacances ensemble – on s’est retrouvés au Spa ensemble à Saint-Malo, avait-il détaillé. On avait nos deux chambres côte à côte et moi je négociais avec les agents pour que Pauleta reste à Paris et lui dans la chambre d’à côté, il négociait pour qu’il vienne à Lyon (c’est Jean-Michel Aulas qui s’en occupait mais lui donnait son avis sportif). On se retrouvait pour le dîner, on n’en parlait pas. Le lendemain, on se retrouve dans la piscine du Spa, on porte des bonnets de bain, on est ridicules, même si ça nous permettait de ne pas être trop reconnus. Là, un client arrive et crie à tue-tête : « Alors, il va où Pauleta ? » (sourires). Pas une minute de répit. »
Le PSG avait réussi à convaincre Pauleta d’allonger son engagement, avant de voir l’OL foncer sur deux autres cadres : « L’année suivante, on termine la saison par 8 matches sans défaite si je me souviens bien, tout allait pour le mieux et là, Lyon cherche à me piquer Jérôme Rothen et Sylvain Armand. Je rame, je rame, je rame, et finalement ils restent. Ce ne sont pas des moments de plaisir, ce sont des moments de stress, de difficultés même si c’est toujours intéressant et passionnant. »