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Rugby

Rugby - Top 14 : Boudjellal en remet une couche sur son départ du RCT !

Interrogé sur son départ de la présidence du RCT au terme de la saison, Mourad Boudjellal admet que ce choix était mûrement réfléchi. 

Mourad Boudjellal est désormais en retrait. Toujours président du RCT, l’homme d’affaires varois a confié les rênes du club à Bernard Lemaître, nouvel actionnaire majoritaire. La figure emblématique du Rugby Club Toulonnais quittera officiellement la présidence au terme de cet exercice 2019-2020. De nouvelles perspectives s'ouvrent à lui, dont une possible aventure dans le monde du football (Sporting Club de Toulon). Dans une longue interview dans les colonnes de La Provence ce lundi, Boudjellal en dit un peu plus sur sa décision de quitter le RCT.

« C’est un choix de vie totalement assumé »

« J’estime qu’aujourd’hui mon rôle est de laisser la lumière à Bernard Lemaître, ce qui me semble normal. Elle est méritée. C’est un choix de correction de ma part. On me voyait beaucoup, je suis assez différent de Bernard qui n’aime pas les médias. C’est sûr, ça va changer... C’est un choix de vie totalement assumé puisque j’avais la possibilité de rester au club et c’est moi qui ai annoncé que j’allais partir. Je l’ai fait par correction pour Bernard, afin qu’il puisse faire exactement ce qu’il veut. Et puis c’est bien que ça change. La devise du club est "Ici, tout est différent", maintenant on pourra dire: "Ici, tout était différent". Je pense que le RCT d’hier avait besoin de moi, mais le RCT de demain a plus besoin de Bernard Lemaître. Je ne suis pas nostalgique du passé, j’ai fait ce que j’avais à faire avec le RCT et je suis plutôt fier de mon bilan. Je suis arrivé à un moment de ma vie où je me suis demandé : "Qu’est-ce que tu as envie de faire ? Continuer à gagner ce que tu as déjà gagné, ou aller chercher des challenges nouveaux'" C’est certainement lié à la crise des 60 ans (il les fêtera le 5 juin). Contrairement à ceux qui manifestent en ce moment car ils veulent savoir ce qu’ils feront à 65 ans alors qu’ils en ont 28, j’ai 59 ans et je ne sais pas ce que je ferai quand j’en aurai 60. Ma logique, c’est qu’est-ce que je vais faire avant de mourir, de quoi ai-je envie ? Je commence à le voir. Toutes les marques de sympathie que j’ai reçues, c’était un truc que je n’avais pas vu et ça m’a touché. Là, maintenant, je sais à peu près ce que je vais faire », avoue Mourad Boudjellal.

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