Victime d’une rupture du ligament croisé du genou droit en mars dernier avec le XV de France, Antoine Dupont savait à quoi s’en tenir, ayant souffert de la même blessure en 2018. À l’époque, la star des Bleus avait rapidement relevé la tête, faisant preuve d’abnégation pour surmonter cette épreuve.
Antoine Dupont n’a pas connu une année 2025 facile, victime d’une rupture du ligament croisé du genou droit en mars dernier lors d’un match du XV de France au Tournoi des Six Nations. La même blessure qui l’avait obligé à s’éloigner des terrains durant plusieurs mois en 2018. À cette époque, la star toulousaine avait rapidement digéré la nouvelle en se focalisant sur son retour, comme il l’avait expliqué il y a quelques années sur le plateau de Clique.
« Ça m'a fait grandir »
« C’était ma 7e sélection il me semble, c’était le début, je commençais à monter et ça te met un coup d’arrêt. Je me suis dit que j’en avais pour sept ou huit mois et que ça allait revenir comme avant mais finalement, quand tu vois au bout d’un mois que ta jambe ne ressemble plus à rien et qu'au bout de trois mois, tu ressayes de courir mais tu as des douleurs… Psychologiquement ce n’est pas toujours des moments simples à vivre, d’être tous les week-ends devant la télé avec ton attelle, voir les copains qui jouent, mais je pense que ça m'a fait grandir aussi notamment dans mon approche de l’entraînement. Avant, j’étais un jeune inconscient, je venais, je m'entraînais et je repartais. Je ne faisais pas forcément d’échauffement, de récupération, de renforcement… Toute la partie autour qu'on ne voit pas et qui te permet de performer, j’ai pu ressortir de ça et je pense que mentalement c'est une épreuve où tu en sors grandi aussi », confiait Antoine Dupont en 2022.
« Le soir où j'étais blessé, j’étais en larmes dans le vestiaire »
Le joueur du XV de France avait ensuite dévoilé sa méthode pour rapidement relever la tête. « Tu te fixes des objectifs, tu sais qu’à un mois c’est ça, deux mois c’est ça, trois mois… Tu restes focus là-dedans, expliquait Dupont. Je me souviens que le soir où j'étais blessé, j’étais en larmes dans le vestiaire, et un quart d'heure après je demandais au docteur quand est-ce que je pouvais me faire opérer, quand est-ce que je pouvais reprendre, j’étais en train de calculer quels matchs j’allais manquer, quand est-ce que j'allais pouvoir reprendre la saison. Il n’y avait que ça qui m’obsédait, quand est-ce que je vais pouvoir reprendre et tout faire pour être au top pour la reprise. »