Formule 1
F1 : C'est officiel, la FIA va mettre fin au calvaire d'Hamilton

Depuis le début de saison, les monoplaces sont soumises au phénomène de marsouinage qui engendre des rebonds très désagréables pour les pilotes. A Bakou, c'était encore plus impressionnant et les Mercedes en ont particulièrement été victimes à l'image de Lewis Hamilton qui souffrait du dos. Mais la FIA a décidé de lutter contre ce phénomène en envoyant des directives aux écuries.

Cette saison, les écuries ont du s'adapter à une nouvelle réglementation technique. Les monoplaces ont été totalement modifiées avec pour objectif de permettre aux pilotes de se suivre en course, ce qui était très difficile avec les F1 ancienne génération qui dégradaient très rapidement les pneus lorsqu'elles se retrouvaient trop proches d'un autre pilote. Par conséquent, les nouvelles monoplaces sont beaucoup plus proches du sol. Et visiblement, elles le sont même beaucoup trop. En effet, depuis le début de saison, les écuries ont découvert une conséquence très agréables provoquée par l'effet de sol : le marsouinage. Ce phénomène engendre des rebonds très importants des monoplaces en ligne droite et à haute vitesse comme ce fut le cas à Bakou dimanche où les pilotes atteignent les 340km/h. En plus d'être très déstabilisant pour la conduite, ces rebonds sont surtout douloureux et inconfortables pour les pilotes comme en témoigne la souffrance de Lewis Hamilton après le Grand Prix d'Azerbaïdjan. « C’est la course la plus physique que je n’ai jamais eu de ma vie. Je n’avais jamais ressenti une telle douleur dans une voiture auparavant. Normalement, c’est seulement physique bien sûr sur les courses normales, mais celle-ci je devais serrer les dents et faire avec la douleur, j’avais des pointes de douleur en permanence. Mais je me disais de ne rien lâcher, j’ai gardé la voiture sur la piste et j’y suis arrivé », reconnaissait le septuple champion du monde. Des critiques partagées par de nombreux autres pilotes. Ce phénomène pourrait d'ailleurs être réglé en élevant légèrement la voiture afin de la décoller du sol. Mais cela aurait pour conséquence une baisse de performance et entre la santé des pilotes et la vitesse, aucune écurie n'a voulu être la première à prendre seule la décision de perdre en performance. Face à cette situation, la FIA a donc tranché.

La FIA publie une directive pour lutter contre le marsouinage

En effet, une directive adressée aux écuries explique la façon dont la FIA compte résoudre ce problème comme le rapporte Nextgen-auto.com

1. Un examen plus approfondi des planches et des patins, tant au niveau de leur conception que de l’usure constatée 

2. La définition d’une métrique, basée sur l’accélération verticale de la voiture, qui donnera une limite quantitative pour le niveau acceptable d’oscillations verticales. La formule mathématique exacte de cette métrique est toujours en cours d’analyse par la FIA, et les équipes de Formule 1 ont été invitées à contribuer à ce processus.



Mais ce n'est pas tout puisque la FIA ajoute qu'en « plus de ces mesures à court terme, la FIA convoquera une réunion technique avec les équipes afin de définir des mesures qui réduiront la propension des voitures à présenter de tels phénomènes à moyen terme. La FIA a décidé d’intervenir après consultation de ses médecins dans l’intérêt de la sécurité des pilotes. Dans un sport où les concurrents conduisent régulièrement à des vitesses supérieures à 300 km/h, on considère que toute la concentration d’un pilote doit être concentrée sur cette tâche et qu’une fatigue ou une douleur excessive ressentie par un pilote pourrait avoir des conséquences importantes si elle entraîner une perte de concentration. En outre, la FIA s’inquiète de l’impact physique immédiat sur la santé des pilotes, dont un certain nombre ont signalé des maux de dos à la suite d’événements récents. » Les pilotes, Lewis Hamilton le premier, peuvent donc souffler, ce calvaire est probablement bientôt terminé.

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