PSG : Macron, Hidalgo… Al-Khelaïfi met le feu à Paris
Arthur Montagne

Dans une interview pour Bloomberg, Nasser Al-Khelaïfi a confirmé son intention de voir le PSG changer de stade. Une annonce qui agite la sphère politique, puisque le député-maire de Poissy, Karl Olive se dit prêt à accueillir une nouvelle enceinte dans sa ville, tandis que du côté de la Mairie de Paris, on ne masque pas son agacement.

C'est une petite bombe que Nasser Al-Khelaïfi a lâché dans un entretien à Bloomberg. « Paris mérite un meilleur stade. Ma première option est que nous ne déménagions pas. Mais la ville de Paris nous pousse à le faire. Nous avons dépensé 85M€ pour moderniser le Parc, mais ce n’est pas notre stade », confiait le président du PSG. Et l'une des options pour installer la nouvelle enceinte du club est à Poissy. Le maire de la commune des Yvelines, Karl Olive, ouvre d'ailleurs la porte à cette opportunité.

Karl Olive ouvre la porte au Qatar

« Poissy a déjà montré sa capacité à trouver des solutions quand d’autres ne cessaient de communiquer sur les problèmes. Alors si nous pouvons rendre service, avec tous les partenaires institutionnels, nous saurons saisir cette opportunité extraordinaire pour le territoire yvelinois et pour le club ! Le PSG, à l’instar du Real Madrid ou du Bayern Munich mérite un stade digne de ce nom. Après son futur centre d’entraînement, c’est la prochaine étape indispensable pour faire grandir le club et remporter de grandes compétitions. Le Parc devient un écrin trop étroit et la ville de Paris a tort de ne pas aller dans le sens du club », assure le proche d'Emmanuel Macron dans les colonnes du Parisien. Du côté de la mairie de Paris, le ton est très différent.

Rabadan s'agace

Adjoint en charge du sport, des Jeux olympiques et paralympiques et de la Seine à la Mairie de Paris, Pierre Rabadan reconnaît que la situation est embarrassante. « Oui, j’ai été un peu surpris du timing. Clairement. Et aussi de la manière de présenter le scénario par le président du PSG, en disant que c’est la Mairie qui amenait à la situation actuelle et qui poussait le club à réfléchir à d’autres alternatives. Ça fait plusieurs mois maintenant que nous travaillons ensemble sur le projet d’agrandissement du Parc. Le club nous a demandé s’il pourrait devenir propriétaire dans cette perspective d’accroissement de capacité d’accueil du Parc du Princes. Nous n’étions pas vendeurs mais en tant que partenaire du club nous nous sommes engagés à étudier l’ensemble des possibilités. Plusieurs ont été évoquées. On a demandé au club de nous faire une proposition. Mais elle était vraiment inacceptable et les discussions se sont arrêtées là depuis. La question d’une vente n’a donc plus été évoquée tellement le montant n’était pas réaliste », confie-t-il au Parisien.

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