Vainqueur du Ballon d’Or en 1998, Zinedine Zidane est le grand artisan de la première victoire des Bleus à la Coupe du monde, avec son doublé contre le Brésil (3-0). Grâce à sa prestation, l’ancien meneur de jeu avait changé de dimension et vu sa vie « basculer ».

Considéré comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football tricolore, Zinedine Zidane a changé de dimension un soir de juillet 1998, avec son doublé en finale de Coupe du Monde contre le Brésil (3-0). Ces deux buts ont permis à l'équipe de France de remporter son premier titre mondial et ont propulsé Zidane au rang de superstar internationale, ce qui allait alors influencer le reste de sa carrière. Un nouveau statut que l’ancien meneur de jeu a mis du temps à réaliser.
« Je suis devenu le joueur qui a marqué l'histoire du football français »
« Je ne le sais pas à ce moment-là. Mais c'est sûr que ma vie a basculé avec ce match, déclarait Zinedine Zidane en 2018, dans un entretien accordé à L’Equipe. Je suis devenu le joueur qui a marqué l'histoire du football français. C'est vrai, il faut se le dire. Les gens ont changé avec moi, leur regard, je le ressentais à chaque fois que je croisais quelqu'un. C'était vraiment beau... »

« Je me souviendrai toujours du matin de la finale »
Au cours de l’entretien, Zinedine Zidane était revenu sur l’ambiance détendu qui régnait au sein du groupe tricolore, dirigé à l’époque par Aimé Jacquet. « Je me souviendrai toujours du matin de la finale. On descend sur le terrain d'entraînement Michel Platini (à Clairefontaine) et on se retrouve tous, hyper décontractés, avec la joie de vivre. Là, je me dis que c'est incroyable, mais on va jouer une finale de Coupe du monde ! Je revois (Lilian) Thuram, "Lolo" (Blanc), Aimé Jacquet. Ils parlent de Ronaldo : "Si Ronaldo dribble comme ci ou comme ça, il va falloir le contrer de cette manière." On a parlé pendant presque deux heures alors que, d'habitude, pour un réveil musculaire, on restait quinze à vingt minutes, histoire de dire "on va bouger un peu". On n'était pas inquiets », avait-il confié moins de deux mois avant le deuxième titre mondial des Bleus.