La finale de la Coupe du monde 2006 entre l'équipe de France et l'Italie reste dans tous les esprits, notamment à cause du coup de boule mémorable de Zinedine Zidane sur Marco Materazzi. Cependant, ce n'est le geste qui a le plus agacé Raymond Domenech qui s'est plaint d'une action assez inattendue.

Pour le dernier match de sa carrière, Zinedine Zidane a connu toutes les émotions possibles, le tout en finale de la Coupe du monde. Si tout le monde se souvient évidemment de son coup de boule sur Marco Materazzi, avant cela, Zizou avait ouvert le score d'une panenka entrée dans la légende. Cependant, alors que ce geste a été salué de toute part, Raymond Domenech, sélectionneur des Bleus à l'époque, n'avait pas du tout apprécié le choix de son numéro 10.
Domenech n'a pas du tout apprécié le geste de Zidane
« Tout le monde est heureux, tout le monde saute, et moi je dis que c’est trop tôt, et pas comme ça… Souvent, les entraineurs oublient qu’ils ont été joueurs. Une Panenka, c’est une humiliation. Ce n’est pas un pénalty tiré pour marquer. Le mec a envie de marquer, mais aussi de t’humilier. C’est ça. Et l’humiliation provoque de l’orgueil et de la réaction, mais aussi de la colère. Pendant un quart d’heure on a pris le bouillon, et ils égalisent sur corner… », confie-t-il pour le podcaste Offense, avant de revenir évidemment sur le coup de boule de Zizou sur Marco Materazzi. Une geste pour lequel l'ancien sélectionneur des Bleus fait moins de reproche que la panenka.

«C'est une humiliation. Et l’humiliation provoque de l’orgueil et de la réaction»
« Non… Buffon l’a vue, les spectateurs derrière le but de Buffon aussi. Même le juge de touche n’a rien vu du tout. On a été la première équipe à avoir le VAR. Les joueurs ont manqué de vice, ils auraient dû jouer vite. Si je suis sur le terrain, jamais je n’arrête le ballon. Honnêtement, si on fait ça, l’autre se relève… Si on continue à jouer pendant une ou deux minutes, il se relève et point barre. Comme il n’y avait pas de VAR, etc… Il n’avait aucune trace, rien. S’il a du sang, d’accord, mais là il n’a rien… Tu continues à jouer ! », ajoute Raymond Domenech.