Champion du monde en 1998, champion d'Europe en 2000 avec l'équipe de France, vainqueur de la Ligue des champions en 2002 avec le Real Madrid ainsi qu'un Ballon d'or en 1998. Zinedine Zidane reste pour beaucoup, la figure forte du football français. Bien qu'il n'ait aucun passif olympique, il a d'ailleurs porté la flamme pendant la cérémonie des Jeux Olympiques de Paris 2024 en la remettant à Rafael Nadal. De quoi en dire long sur son aura en France, trop imposante pour ceux qui lui ont succédé...
Zinedine Zidane a été l'une des figures marquantes du premier sacre mondial de l'équipe de France en 1998. Et ce, en grande partie grâce à son doublé inscrit de la tête en finale de la Coupe du monde face au Brésil (3-0). Une performance qui l'a fait entrer dans la légende et qui lui a permis de rester dans la mémoire collective des Français, une France « black, blanc, beur ». Néanmoins, sans le vouloir, Zidane a été une pression constante à la limite de la souffrance chez les jeunes talents qui lui ont succédé dans son secteur de jeu en équipe de France.
«J'ai souffert de la comparaison avec lui»
Milieu offensif et gamin de Marseille comme Zinedine Zidane, Samir Nasri a rapidement été promis à une destinée à la Zizou. Lors de la cérémonie des Trophées UNFP pour le titre du meilleur espoir de la saison, l'ex-joueur de l'OM a vu Zinedine Zidane lui remettre le trophée. Une pression incommensurable qui a été un poids chez Nasri. « C'était le modèle. J'ai souffert de la comparaison avec lui. Pour le Trophée UNFP, ils ont fait la mise en scène, qui me le remet pour dire que c'est une passation de pouvoir. C'est dur parce que le regard des gens change aussi après forcément quand on te dit que tu es le nouveau Zidane. Il faut que chaque match que tu joues, que tu fasses un 8 ou un 9/10. C'est impossible à cet âge-là parce qu'un jeune joueur est irrégulier et inconstant à cet âge-là ».
«C'est pas évident»
Au cours de son entrevue avec Huit Clos datant de quelque temps désormais, Samir Nasri n'est pas l'unique joueur à avoir été surnommé le nouveau Zidane : Yoann Gourcuff, Marvin Martin y sont aussi passés. A l'instar de Camel Meriem, la première victime. « Qu'est-ce qui a fait que Messi et Ronaldo ont été au-dessus de tout le monde ? La régularité. Laisse le temps au jeune de se construire en tant qu'athlète, d'avoir toutes les bases, de jouer dans un grand club. C'est pas évident. Le premier qui a souffert de ça était Camel Meriem ».