Au cours de sa carrière de journaliste sportif, Pierre Ménès a notamment suivi au plus près l'équipe de France pour le journal L'Equipe. Une période au cours de laquelle il a pu profiter de très bonnes informations qui venaient de l'intérieur. Pierre Ménès avait deux taupes chez les Bleus et quelques années après, il a dévoilé les identités de celles-ci.

Comment les journalistes peuvent-ils obtenir toutes leurs informations ? Dans les vestiaires, on peut retrouver de nombreuses taupes qui font ainsi fuiter certains secrets. C'est de cette manière que Pierre Ménès avait tout le temps juste au moment de révéler les compositions de l'équipe de France avant chaque match. Alors que le journaliste suivait les Bleus, il pouvait compter sur des informateurs à l'intérieur du groupe.
« Deschamps avait accusé Djorkaeff d’être ma taupe »
A l'occasion d'une vidéo sur sa chaine Youtube en 2025, Pierre Ménès s'était exprimé sur ses taupes en équipe de France. Ainsi, dans un premier temps, le journaliste avait fait savoir : « Quand tu es journaliste à L’Equipe, que tu suis l'équipe de France, le grand truc c’est d’avoir la compo. C’est quelque chose d’extrêmement important. Moi j’avais des taupes évidemment. D’ailleurs, Didier Deschamps avait accusé Djorkaeff d’être ma taupe ce qui démontre une méconnaissance du caractère de Youri. Il ne s’intéressait qu’à lui, à la limite, ce qui l’intéressait de savoir c’est si lui jouait ou pas, le reste, il s’en foutait ».

« Mes informateurs, c’était... »
Youri Djorkaeff n'était donc pas la taupe de Pierre Ménès. Mais qui lui donnait des informations alors ? « Ce n’était certainement pas Youri ou Titi (Henry) qui allait me donner la moindre info. Mes informateurs, c’était Robert Pirès et Christophe Dugarry. Si vous retrouvez les compos de l’équipe de France dans cet Euro 2000, vous verrez que tous les matchs, il y a toujours eu la bonne compo dans L’Equipe sauf le jour de la finale où il y avait Pirès ou Dugarry. La raison est simple, j’ai les deux la veille au téléphone, Dugarry m’appelle et me dit : « Je suis dégoûté c’est Robert qui commence ». Du coup j’appelle Robert, il me dit : « Non je ne joue pas, c’est Duga qui joue » », avait balancé le journaliste.