«J'ai craqué» : Le jour où tout a basculé en équipe de France
Thomas Bourseau
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Rédacteur
Féru de sport, Thomas a grandi entre le ballon rond du football et le orange du basket, ses deux coups de cœur depuis toujours. Diplômé d’un Master et d’une Licence à l’Institut Européen du Journalisme de Paris, il suit toujours de très près les aventures d’Arsenal et des Los Angeles Lakers.

En quatorze années de mandat de Didier Deschamps à la tête de l'équipe de France, diverses émotions ont été véhiculées aux fans des Bleus et ressenties par les joueurs sur le terrain. Des pleurs au Brésil et au Qatar au sacre en Russie, le tour de la question a été fait. Mais un parcours en particulier en compétition a posé les fondations inébranlables du succès russe. Un artisan de l'époque s'est expliqué non sans émotion.

L'équipe de France a retrouvé son aura médiatique et populaire sous Didier Deschamps. Le capitaine des Bleus champions du monde en 98 a repris les rênes d'un effectif deux ans après le fiasco de Knysna à la Coupe du monde 2010. Sous « DD », les Bleus sont redevenus compétitifs en atteignant trois finales en six compétitions disputées. Un échec assez fort en émotions pour l'attaquant de l'époque a lancé le train pour la deuxième étoile mondiale tricolore.

«Quand j'ai vu mes potes submergés par l'émotion, j'ai craqué»

En interview pour beIN SPORTS, Olivier Giroud s'est confié sur la grande tristesse ressentie le 10 juillet 2016, lors de la finale de l'Euro perdue contre le Portugal (0-1). « Contrairement à ce que beaucoup de monde pourraient penser, j'ai été plus affecté émotionnellement d'avoir perdu l'Euro 2016 à l'époque que la Coupe du monde contre l'Argentine en 2022. C'est fort et je l'explique. Déjà en 2016, c'était en France devant mes proches, ma famille, ma petite fille. Quand j'ai vu mes potes submergés par l'émotion, j'ai craqué. J'ai versé quelques larmes ».

«Cette déception d'avoir perdu l'Euro 2016 nous a donné cette force d'arriver en 2018»

Une douleur nécessaire et bénéfique pour s'asseoir sur le toit du monde avec l'équipe de France deux ans plus tard à ses yeux. « Je pense que c'est cette déception d'avoir perdu l'Euro 2016 qui nous a donné cette force d'arriver en 2018 avec un état d'esprit un peu revanchard et avec ce groupe qui a construit un peu notre réussite. Le fait d'avoir gagné en 2018, peut-être que pour moi ça a moins été un « crève-coeur » de l'avoir perdu par rapport à l'Euro à la maison. Evidemment ça a été une douleur immense d'avoir perdu en finale avec ce scénario ».

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