Être sélectionneur impose de faire des choix forts, et Didier Deschamps l’a bien montré au cours de ses presque 14 ans à la tête de l’équipe de France. Certains joueurs l’ont encore mauvaise contre l’ancien entraîneur de l’OM, dont un qui a vu son « rêve » se briser à l’annonce d’une liste.

A la tête de l’équipe de France depuis 2012, Didier Deschamps a désormais l’habitude de constituer des listes pour les grandes compétitions. Dans quelques mois, le sélectionneur tricolore prendra la parole pour la dernière fois afin de dévoiler l’identité des joueurs retenus pour la Coupe du monde en Amérique du Nord, à l’issue de laquelle il laissera la place sur le banc des Bleus. Il y aura forcément des déçus à l’annonce de la liste, une situation dans laquelle s’est retrouvé Samir Nasri en 2014.
« Il m'a niqu* mon rêve »
Champion d'Angleterre à l’issue d’une saison solide avec Manchester City, Samir Nasri n’avait pas été retenu par Didier Deschamps pour le Mondial au Brésil, une blessure encore vive pour le joueur formé à l’OM. « Il m'a niqu* mon rêve, avait-il lâché en 2023 dans l'émission 'Zack en roue libre'. Mon truc, c'était de jouer une Coupe du monde, au Brésil en plus, le pays du foot. J'avais fait une saison de fou furieux, je me disais que j'allais aller au Brésil et que j'allais plier la Coupe du monde. J'y ai quand même cru. »

« Je ne l’apprécie pas en tant que personne »
Finalement, Deschamps n’avait pas jugé bon de convoquer l’ancien joueur d’Arsenal, qui n’a plus porté le maillot bleu après la défaite en Ukraine lors du barrage aller (0-2) du 15 novembre 2013 pour accéder à la Coupe du monde. « Quand tu vois les joueurs qui y vont, là, j'ai pété les plombs, avait ajouté Nasri. Quand j'ai vu les mecs qui y sont allés à ma place, je me suis dit : ‘Lui, il se fout vraiment de ma gueule’ ».
S’il avait estimé avoir tourné la page, Samir Nasir n’a pas pour autant l’intention de se réconcilier avec son ancien coach. « Je l’ai croisé à Dubaï, il n’y a pas très longtemps au restaurant. Il me regardait, puis détournait le regard. Je me suis levé, je suis passé devant sa table mais je n’allais pas lui dire: ‘Salut, tu m’as pas pris’. Pendant deux ans, j’ai eu la haine parce que ce n’était pas justifié de ne pas la jouer. Après, c’était fini, ajoutait-il. Je ne lui souhaite pas du mal, il a fait des choix. Demain, si je veux être entraîneur, ce truc-là va peut-être m’arriver. Je lui souhaite tout le bonheur du monde, je m’en fous. Juste, ce n’est pas mon ami et je ne vais pas lui dire bonjour parce que je ne l’apprécie pas en tant que personne ».