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Foot - Équipe de France

Équipe de France : « Knysna ? Même s’il n’y avait pas eu les insultes d’Anelka… »

Ancien chef de presse de l’équipe de France, François Manardo est revenu dans un ouvrage sur l’épisode Knysna lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.

Dans un livre intitulé "Knysna : Au coeur du désastre des Bleus en Afrique du Sud", François Manardo, l’ancien chef de presse de l’équipe de France, est revenu sur l’épisode Knysna lors de la Coupe du monde 2010. « Même s’il n’y avait pas eu l’insulte de Nicolas Anelka, il y aurait eu autre chose. C’était intenable. Les raisons ? Les conditions et le scénario du maintien de Domenech après l’Euro 2008. Il aurait dû s’arrêter là».

« ON A AMORCÉ UNE BOMBE À RETARDEMENT »

« Il aurait dû s’arrêter là. On s’est arc-bouté sur des positions footballistico-politiciennes pour le maintenir contre vents et marées et contre une certaine forme de logique, a indiqué François Manardo. Quand il y a autant de compromissions et de non-dits, ça ne peut pas marcher. On a amorcé une bombe à retardement, Jean-Pierre Escalettes en tête. Je n’exonère pas les joueurs de leurs responsabilités. Ils sont coupables d’avoir fait cette grève, mais la question est : comment en est-on arrivé-là ? Et sur ce point-là, je regarde plus haut. Ils ont perdu la notion de bon sens et de réalité. »

« ON AURAIT PU LES LAISSER COMME DES C*** »

« Quand tu es enfermé à double tour, qu’on te rabâche tous les jours que tout le monde est contre toi, qu’il faut s’armer parce que tout le monde te veut du mal, forcément, ce contexte joue terriblement… Mais on aurait pu faire certaines choses qu’on n’a pas faites. On avait des véhicules, a-t-il ajouté. On aurait pu rentrer à l’hôtel et les laisser comme des c… en leur disant "démerdez-vous". Le président aurait aussi pu leur dire : "Si vous ne vous entraînez pas, plus personne ne portera la maillot de l’équipe de France. Réfléchissez bien". »

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