Avant d'être le sélectionneur de l'équipe de France, Didier Deschamps en a été le joueur et surtout le capitaine. En 1998, lors du sacre des Bleus à la Coupe du monde, c'est lui qui avait le brassard et la responsabilité de diriger le groupe. Et voilà qu'à cette époque, un évènement avec un joueur international n'avait visiblement pas plu à Deschamps.

Aujourd'hui, l'équipe de France de football compte deux étoiles de championne du monde sur son maillot. C'est en 1998 que la première avait été décrochée. Un sacre dont on se souvient tous avec bien évidemment ce doublé de la tête de Zinedine Zidane en finale face au Brésil. Cette année-là, les Bleus d'Aymé Jacquet étaient donc sur leur petit nuage. Mais voilà qu'avant de soulever le plus beau des trophées, il y aurait eu quelques tensions dans le groupe avec notamment Didier Deschamps, alors capitaine de l'équipe de France.
Une interview qui ne passe pas ?
L'équipe de France aura donc été jusqu'au bout de cette Coupe du monde 98. Mais voilà que durant la compétition, tout n'a pas été tout rose chez les Bleus. Il y a notamment eu cette exclusion de Laurent Blanc face au Paraguay qui avait alors profité à Frank Leboeuf et ce dernier n'avait pas hésité à exprimer sa joie dans les médias. Mais voilà que cette sortie n'a pas été du goût du reste du groupe de l'équipe de France.

« Il y avait Blanc, Deschamps qui attendaient Leboeuf de pied ferme »
Témoin de cette scène, Pierre Ménès avait raconté ce qu'il avait pu voir lors d'une vidéo Youtube en 2025. Ainsi, le journaliste qui suivait à l'époque l'équipe de France avait confié : « Je suis retourné une deuxième fois à Clairefontaine pendant cette Coupe du monde, c’était au lendemain de France-Croatie et l’expulsion de Laurent Blanc pour faire son interview. C’est un drôle de souvenir cette interview parce que Laurent est descendu, j'ai vraiment vu des journalistes en deuil. Laurent avait un tel comportement, une telle classe, une telle distance par rapport aux choses, on sentait vraiment la tristesse. C’est d’ailleurs le même jour que Fabien Barthez avait failli égorge Frank Leboeuf. Frank Leboeuf avec beaucoup de finesse avait fait un papier dans L’Equipe en disant « la peine de Laurent Blanc n’est rien à côté de ma joie ». Il y avait Blanc, Deschamps qui attendaient Leboeuf de pied ferme avec un exemplaire de L’Equipe sous le bras pour lui régler son compte ».