Une fois arrivé dans un club de la stature de l'Olympique de Marseille en France, beaucoup de joueurs feraient tout pour y rester le plus longtemps possible. Ce n'était pas le cas de l'attaquant dont il est question ci-dessous qui a aveuglément pris la décision de quitter la cité phocéenne afin de suivre l'entraîneur qui l'avait accueilli à l'OM. Il raconte.

Des souvenirs qui remontent à 20 ans de cela. L'année de la Coupe du monde 2006, à laquelle il ne participera pas avec l'équipe de France, il débarquait à l'Olympique de Marseille dès le mercato hivernal. Une décision qui a pris forme grâce à la présence d'un entraîneur qu'il considère comme étant son mentor. Ces dernières heures, il est revenu sur ce choix de carrière fort pour L'Equipe.
«Il m'a fait signer à l'OM, puis à Auxerre. Il était mon mentor»
Par le biais de sa rubrique : Paroles d'ex, Toifilou Maoulida a déclaré sa flamme à celui à qui il doit beaucoup : Jean Fernandez. « L'entraîneur qui vous a le plus marqué ? Jean Fernandez. C'est lui qui m'a remis sur pied à Metz, après être venu me chercher à Rennes. Je me suis très bien entendu avec les jeunes du centre de formation comme Stéphane Borbiconi ou Grégory Proment et j'ai marqué 13 buts. Ensuite, il m'a fait signer à l'OM, puis à Auxerre. Il était mon mentor, et j'avais une confiance aveugle en lui ».

«Coach Fernandez a poussé pour que je le suive à Auxerre»
Faisant pleinement confiance à Jean Fernandez, Toifilou Maoulida avait fait le choix de quitter l'OM seulement 18 mois après son arrivée dans l'optique de le rejoindre à l'AJ Auxerre. Un changement d'horizon qu'il regrette aujourd'hui, maintenant que le temps a fait son œuvre, tant il aurait aimé continuer à porter la tunique du club phocéen au Vélodrome. « Votre plus grand regret ? Ne pas être resté à Marseille pour la saison 2007-2008. Il me restait encore deux ans de contrat, mais coach Fernandez a poussé pour que je le suive à Auxerre. J'avais moins joué la fin de saison et la concurrence était forte. Dès septembre 2007, l'OM a changé d'entraîneur et Eric Gerets est arrivé. Je partageais ses valeurs, cette grinta qu'il voulait voir. Je crois être parti un peu trop tôt. Peut-être qu'en me battant, j'aurais pu regagner ma place ».