Sacré champion du monde avec l’équipe de France 1998, Bixente Lizarazu a écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du football tricolore, avec cette finale remportée contre le Brésil (3-0). Mais tous les joueurs d’Aimé Jacquet n’ont pas vécu les heures qui ont précédé cet ultime rendez-vous de la même manière, l’un d’entre eux évoquant un gros malaise dans le groupe…
Le 12 juillet 1998, l’équipe de France remportait la première Coupe du monde de son histoire en battant le Brésil (3-0). Une rencontre à laquelle n’a pas participé Laurent Blanc, suspendu pour un carton rouge reçu en demi-finale contre la Croatie, permettant à Frank Leboeuf de débuter la partie. « Le pire jour de ma vie et la plus grande soirée de ma vie », avait résumé en 2016 l’ancien joueur de Chelsea, sur SFR Sport.
« Je me suis senti tout seul », avait expliqué Leboeuf
« Aimé Jacquet (le sélectionneur de l'équipe, Ndlr) ne m'a pas parlé pendant trois jours. Je ne sais pas pourquoi. Je n'ai jamais eu d'explication. Je lui en ai voulu, avait expliqué Frank Leboeuf. Pas un mec dans les trois jours n'est venu me voir pour me dire t'inquiète pas, on a confiance. Pas un mec. Je me suis senti tout seul. (…) Je n'en ai jamais parlé avec Aimé Jacquet. À la fin du match, on me voyait à côté de lui. Je lui en ai voulu énormément. Je n'ai pas compris. J'avais besoin de sentir un certain amour. Il y a prescription. Je n'en veux à personne ».
« Pas l'impression que ça ressemble à ce qu'il raconte... »
Il y a dix ans, cette prise de parole avait fait parler, et certains champions du monde avait affiché leur étonnement. C’est notamment le cas de Bixente Liazazu. « Je n'ai pas l'impression que ça ressemble à ce qu'il raconte. Mais s'il l'a ressenti comme ça... En tout cas, je ne l'ai pas trouvé trop gêné pendant la finale », avait confié le compagnon de Claire Keim auprès de L’Équipe.