En signant chez Red Bull-Bora Hansgrohe, Remco Evenepoel a souhaité trouver une formation capable de l'aider au maximum dans sa quête du maillot jaune, tant par son expérience des Grands Tours que par la qualité de son effectif, composé de nombreux coureurs à gros potentiel. D'ailleurs, Stefano Garzelli, l'ancien grimpeur italien, a lâché une petite bombe sur le sujet...

Si Remco Evenepoel a signé chez Red Bull-Bora-Hansgrohe, c'est parce que l'équipe allemande est la plus à même selon lui de l'aider à franchir le cap qui lui manque pour lutter avec Tadej Pogacar pour la victoire finale du Tour de France, son objectif majeur dans les prochaines années. Pour Peter Sagan, le double champion olympique est tout à fait en mesure de rapporter le maillot jaune : « Ce qui m'a impressionné avec Evenepoel, c'est qu'on voyait déjà qu'il était différent à son arrivée chez les pros. Il avait une forte personnalité et un esprit de compétition hors du commun. Quelle que soit l'importance de la course, il est là pour gagner. J'espère que son passage chez Red Bull l'aidera à réduire l'écart avec Pogacar. Battre Pogacar est extrêmement difficile, pour le moment, il est largement supérieur à tous les autres. Mais ce qui est sûr, c'est qu'un talent comme Remco peut tout gagner, qu'il s'agisse d'un Grand Tour ou d'un Monument ».
« Pellizzari a accéléré pendant 15 kilomètres et il a fait craquer presque tout le monde, même Vlasov »
Assurément, Evenepoel aura une équipe très forte à ses cotés durant le mois de juillet. A tel point qu'en son sein, elle pourrait receler un coureur capable de rivaliser avec le champion belge lui-même ? C'est en tout cas la conviction de l'ancien grimpeur italien Stefano Garzelli, qui voit en son compatriote Giulio Pellizzari un potentiel au niveau de celui d'Evenepoel.
« Je suis convaincu que si Pellizzari n'avait pas couru dans la même équipe qu'Evenepoel, il aurait fait le match jusqu'au bout avec lui »
Stefano Garzelli a ainsi lancé au micro de Bici.pro, dans des propos rapportés par cyclinguptodate.com, alors qu'il était questionné sur le principal enseignement du Tour de Valence : « Je dirais Giulio Pellizzari. Bravo, bravo, je suis ravi. Quand un coureur sort des sentiers battus comme ça, c'est formidable. Lors de la première étape, j'étais dans la voiture. Il restait vingt coureurs, une ligne droite de 15 kilomètres, il part seul, face au vent. Ils le rattrapent à 1 500 mètres de l'arrivée, et c'est la victoire pour Girmay. Dans la quatrième étape, à environ 30 kilomètres de l'arrivée, le train Red Bull était composé de Pellizzari, Vlasov et Evenepoel, dans cet ordre. Pellizzari a accéléré pendant 15 kilomètres entre routes plates et petites rampes, et il a fait craquer presque tout le monde, même Vlasov. Il ne restait plus que six coureurs ». Autant d'éléments révélateurs selon Garzelli du potentiel XXL du grimpeur italien : « Je suis convaincu que si Pellizzari n'avait pas couru dans la même équipe qu'Evenepoel, il aurait fait le match jusqu'au bout avec lui ».