Alors qu'il a lancé un profond renouvellement personnel cette saison afin d'aborder son duel avec Pogacar sur le Tour de France dans de nouvelles dispositions physiques et mentales, Jonas Vingegaard a enregistré ces dernières heures le départ de son entraîneur de toujours, Tim Heemskerk, a priori du fait d'une usure mental de ce dernier. Un changement loin d'être anodin, probablement symbolique d'un besoin de renouveau autour du leader danois de Visma-Lease A Bike.
En pleine révolution personnelle cette année, marquée par un profond remaniement de son approche du Tour de France et un véritable reboot mental pour sortir de sa spirale de la défaite face à Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard a enregistré ces derniers jours le départ de son entraîneur de toujours Tim Heemskerk, qui a exprimé une certaine lassitude pour expliquer son arrêt : « J'ai remarqué ces derniers temps que j'avais du mal à maintenir ma créativité et ma passion, qui sont importantes dans mon métier d'entraîneur. C'était le moment d'être honnête avec moi-même et avec l'équipe. Je repense avec fierté à la progression de l'équipe, à ma propre évolution et à celle des coureurs, notamment Jonas, bien sûr ».
« Il a peut-être senti qu’il ne pouvait plus suivre la méthode de travail rigoureuse qu’il avait lui-même instaurée »
A l'heure où Vingegaard cherche un renouveau et une nouvelle fraîcheur, le départ de son coach historique n'est peut-être pas anodin d'autant qu'il est celui à l'origine des méthodes très pointues et contraignantes dans l'entraînement de l'équipe hollandaise selon l'ancien coureur Bobby Traksel, qui a commenté sur le podcast Kop over Kop, dans des propos relayés par cyclinguptodate.com : « Si l’on parle des tâches dont les coureurs se plaignent parfois, alors il est l’un des fondateurs de cette approche. Il a peut-être senti qu’il ne pouvait plus suivre la méthode de travail rigoureuse qu’il avait lui-même instaurée ».
« Le sport de haut niveau exige un engagement à 100 %, à 99 %, on perd »
Et alors, comme le reconnaît Traksel, si l'envie diminue, le sport professionnel ne permet aucune alternative. Aussi, selon lui, le coach a pris la bonne décision en mettant un terme à son travail avec Vingegaard : « Le sport de haut niveau exige un engagement à 100 %. À 99 %, on perd ». Une chose est sûre, en changeant radicalement d'approche, Jonas Vingegaard espère lui maintenir sa jauge personnelle à 100%.