Si Tadej Pogacar domine le cyclisme mondial depuis plusieurs années, se bâtissant un palmarès qui pourrait rapidement en faire le plus grand coureur de tous les temps, cela s'accompagne d'une notoriété désormais mondiale, qui le poursuit à chaque instant. Un état de fait qu'a pu constater le coureur flandrien de Décathlon-CGA CGM, Oliver Naesen...
Tadej Pogacar domine totalement le cyclisme mondial depuis plusieurs années, et s'il parvient à remporter Paris-Roubaix et Milan San Remo, les deux Monuments qui manquent encore à son palmarès, ainsi que quelques Grands Tours supplémentaires, notamment le Giro et la Vuelta, il sera alors indiscutablement le plus grand coureur de l'histoire. Mais cette domination n'est pas sans contrepartie : une notoriété devenue mondiale, qui ne laisse aucun répit au champion slovène.
« Pogacar ne va pas tenir à ce rythme pendant encore dix ans »
A l'occasion d'une interview avec IDL Pro Cycling, Oliver Naesen, l'un des leaders de l'équipe Décathlon-CGA CGM sur les Flandriennes, a évoqué les conditions de vie qui étaient désormais celles de Tadej Pogacar dans des propos rapportés par cyclinguptodate.com : « La domination de Pogacar et Van der Poel sur les classiques ? On ne pourra vraiment juger de ce qu'ils font que dans quelques années. Parce que Pogacar ne va pas tenir à ce rythme pendant encore dix ans. Ça a l'air incroyablement difficile d'être à sa place. J'ai vu récemment une petite vidéo d'une pause pipi à l'entraînement, avec un fan qui court vers lui. Il a du mal à remonter son short. C'est vraiment pas drôle ».
« Pour sa pause-café à l'entraînement, il lui faut quasiment une table dans un coin sombre »
Constatant déjà de la difficulté que lui peut parfois traverser en tant que coureur de classiques flamand reconnu, Oliver Naesen ose à peine imaginer que ce peut être le quotidien de Pogacar aujourd'hui : « Quand je suis dans mon chariot au supermarché, les gens regardent et disent : "Tiens, un paquet de chips, qu'est-ce qu'on fait là ?" Pogacar, pour sa pause-café à l'entraînement, il lui faut quasiment une table dans un coin sombre. Il semble incroyablement difficile de vivre à sa place ».