A deux jours du départ des Strade Bianche, au cours duquel il va affronter Tadej Pogacar pour la première fois cette saison, quelques jours seulement après sa victoire XXL lors de la Faun Ardèche Classic, où il a écrasé des adversaires de très haut niveau comme Matteo Jorgenson, Paul Seixas ne nourrit aucun complexe face au champion slovène. La bataille s'annonce...

Samedi, à l'occasion des Strade Bianche, Paul Seixas retrouvera Tadej Pogacar pour la première fois cette saison, après avoir marqué les esprits à l'automne dernier pour avoir été le seul avec Remco Evenepoel à tenir un moment sa roue lors de sa grande offensive des championnats d'Europe, et ce alors qu'il n'était âgé que de 18 ans. Seulement cette saison, Paul Seixas n'est déjà plus le même, ayant clairement franchi un palier comme en témoigne ses premières courses de l'année, et notamment sa victoire écrasante lors de la Faun Ardèche Classic face à des adversaires de top niveau mondial comme Egan Bernal ou Matteo Jorgenson.
« Pogacar fait-il peur ? Non, si tu as peur, tu as déjà perdu »
Au-delà de l'impression de force développée par le jeune Français samedi dernier, les chiffres confirment qu'il n'est désormais plus très loin de Pogacar, son temps d'ascension de la cote de Saint-Romain-de-Lerps étant égal à celui qu'avait réalisé le Slovène lors des championnats d'Europe en octobre dernier, qui s'étaient disputé sur ce parcours. Certes, Pogacar avait alors plus de kilomètres de course dans les jambes que Seixas samedi dernier, mais la statistique est parlante.
« Il y a de l'impatience de se donner à 100% face à ce qui se fait de mieux »
Autant d'éléments qui peuvent laisser espérer qu'un combat aura bel et bien lieu sur les Strade BIanche. En tout cas, Paul Seixas arrive dans l'état d'esprit de combattre, et certainement pas en victime, comme il l'a indiqué récemment à l'occasion d'une interview accordée au Dauphiné Libéré : « Pogacar fait-il peur ? Non, je pense que si tu as peur, tu as déjà perdu. Le mot ''peur" est trop fort et n'est pas significatif de ce que l'on ressent au début d'une course. Je dirais plus qu'il y a du respect pour ces mecs-là. En tout cas, il y a de l'impatience de se donner à 100% face à ce qui se fait de mieux. Le meilleur moyen de progresser, c'est de courir face aux meilleurs du monde ».