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Tennis : Après la polémique, Mauresmo répond à Nadal et Djokovic !

Pour sa première année en tant que directrice de Roland-Garros, Amélie Mauresmo n'est pas épargnée et doit faire face à une sacrée polémique. En effet, la programmation des sessions nocturnes a été vivement critiquée, notamment par Novak Djokovic et Rafael Nadal qui se sont livrés une bataille jusqu'à 1h15 du matin dans la nuit de mardi à mercredi.

Indéniablement, l'édition 2022 de Roland-Garros restera marquée par la programmation des sessions de nuit. Plusieurs joueurs ce sont plaint d'un manque d'équité à commencer par Carlos Alcaraz qui avait disputé deux de ses trois premiers matches le soir. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le choc des quarts de finale entre Novak Djokovic et Rafael Nadal a été choisi pour la night session de mardi. Et ce choix n'a pas manqué de faire polémique. Avant la rencontre, l'Espagnol avait affiché sa réticence concernant l'horaire. « Je n'aime pas les sessions de nuit, je l'ai déjà dit. Je n'aime pas jouer sur terre battue la nuit », lâchait Nadal un peu plus tôt dans le tournoi. Et malgré sa magnifique victoire, le Majorquin affichait à nouveau son scepticisme quant à la programmation des matches la nuit. « Je ne peux pas me plaindre parce qu'on a deux jours de repos, mais si tu n'en as qu'un... Ou comme Zverev qui doit jouer la finale de Madrid le lendemain (d'une session nocturne), c'est un gros problème. Je comprends cette partie du business, les télévisions payent cher pour avoir ces matches à cette heure-là, ce qui permet aux tournois, donc aux joueurs de gagner de l'argent. Il faut trouver un bon équilibre. Commencer le match à 21 heures, sur terre, au meilleur des cinq sets, ça peut durer longtemps », expliquait Rafael Nadal, imité par Novak Djokovic : « Pour être honnête, je pense que les night session commencent trop tard. Mais encore une fois, c'est la télévision qui décide. C'est le monde dans lequel nous vivons. Les diffuseurs donnent l'argent. Ils décident. » En effet, Amazon, avec sa plateforme Prime Vidéo, a l'exclusivité sur les matches en night session et demande donc de diffuser les affiches les plus alléchantes, au grand dam de France Télévisions qui avait affiché sa colère par le biais de sa président Delphine Ernotte. « Cette décision de la Fédération française de tennis me choque profondément. C'est un bien mauvais coup porté à notre partenariat, alors que nous participons depuis des années à exposer et populariser le tournoi auprès de tous les Français. Je trouve extrêmement choquant de privilégier un acteur américain comme Amazon au détriment du service public, surtout sur un événement financé en tout ou partie par de l'argent public », s'agaçait-elle dans les colonnes du Figaro.

Mauresmo lâche ses vérités

Et c'est donc à Amélie Mauresmo de gérer cette polémique. Pour sa première année au poste de directrice de Roland-Garros, l'ancienne numéro 1 mondiale est servie. Mais dans les colonnes de L'EQUIPE, elle a tenu à mettre les choses au point, répondant d'abord à la sortie de Delphine Ernotte. « J'ai rencontré Delphine Ernotte hier (mardi). Mais entre le temps où j'ai demandé à la voir et le moment où nous nous sommes vues, elle avait donné son interview. En ce qui me concerne, je fonctionne en face-à-face et pas par presse interposée. De notre entrevue, il ressort une meilleure compréhension des deux côtés. Mais je dois préciser que tout ce qu'elle a dit n'était pas vrai. Pour ce match, il n'y avait pas de bonne solution. Tout était bien plus flou que pour les autres jours. Il y a eu beaucoup de discussions, de pression et d'attentes. Nous étions dans le gris, bien plus que dans le blanc ou noir. Nous avons essayé de prendre ce qui était la meilleure solution. Ou la moins pire, c'est selon... », répond Amélie Mauresmo avant d'expliquer son choix concernant la programmation du quart de finale entre Novak Djokovic et Rafael Nadal. « Ce n'est pas simple. Il est clair que j'apprends beaucoup en termes de programmation. Je me pose des questions... On se dit que c'est juste 10 matches et qu'il y a un jour de récupération derrière, même deux en ce qui concerne Rafael Nadal qui ne rejouera que vendredi. Mais il est clair qu'on se posera la question de l'organisation de nocturnes à la fin du tournoi, au moment de faire le bilan. En tout cas, je ne remets pas en cause leur succès ou l'enthousiasme du public. Mardi, le stade était plein et quasiment personne n'est parti avant la fin. J'ai aussi de très bons retours en ce qui concerne les téléspectateurs qui sont contents de pouvoir voir un match de tennis le soir après leur journée de travail », ajoute-t-elle. Enfin, la directrice du Grand Chelem parisien répond à une dernière polémique concernant le faible nombre de matches féminins en night session. En effet, depuis le début du tournoi, sur les 10 matches programmés le soir, un seul concernait le tableau féminins. Mais Amélie Mauresmo n'a aucun regret. « En tout cas, je n'ai pas de regret à ce sujet. Avec un seul match programmé en nocturne, c'était compliqué de proposer un match féminin compte tenu des oppositions en première semaine », conclut-elle. Le message est passé.

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