Sous le «choc», le remplaçant d'Uini Atonio sort du silence : «On ne pourra pas le faire oublier»
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

Victime d'un accident cardiaque, Uini Atonio a du mettre un terme de façon précoce à sa carrière. Par conséquent, le XV de France a abordé le Tournoi des VI Nations sans son pilier droit titulaire. Et son remplaçant évoque la difficulté de le remplacer.

De façon très brutale, le Stade Rochelais avait communiqué sur l'accident cardiaque d'Uini Atonio le 28 janvier dernier. « Les examens médicaux ont confirmé un accident cardiaque. Son état est aujourd’hui stable et il demeure, sous surveillance, en soins intensifs », pouvait-on lire dans ce communiqué qui annonçait donc la fin de carrière du pilier droit qui laisse un grand vide à La Rochelle, mais également au sein du XV de France qui s'apprêtait à entamer la défense de son titre dans le Tournoi des VI Nations. Par conséquent, pour affronter l'Irlande, Fabien Galthié a du choisir le remplaçant d'Uini Atonio, et c'est Dorian Aldegheri qui a eu cet honneur. Titularisé pour la première fois depuis 875 jours, soit 2 ans, 4 mois et 21 jours, et la rencontre contre l'Uruguay lors du Mondial 2023 (27-12), le pilier du Stade toulousain a évoqué le poids de la succession d'Uini Atonio.

Aldegheri sort du silence

« Je ne raisonne pas comme ça. Uini était bien en place. C'est quelqu'un de très important, apprécié et fiable au poste. Je ne me dis pas "il faut que je fasse ça ou ça pour devenir peut-être le pilier droit numéro 1". On ne pourra pas le faire oublier de toute façon. C'est impossible. Je n'ai pas cette prétention. On a en revanche la pression de répondre présent », raconte-t-il dans une interview accordée à L'EQUIPE avant de poursuivre.

«Ça nous a fait un choc. C'était brutal»

« J'ai été touché mais comme l'ensemble du groupe. Ça nous a fait un choc. C'était brutal. Uini est une référence à un poste très dur. J'ai eu la chance de croiser des gars comme lui, Charlie Faumuina et Census Johnston. Des exemples en termes de constance qui arrivent à conserver le même niveau élevé de performances sur des années. Et j'aime beaucoup la personne qu'il est. Il ne lâche jamais rien, c'est un battant. Peu de joueurs ont touché le monde du rugby autant que lui », ajoute Dorian Aldegheri.

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