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Rugby

Rugby - XV de France : Les explications de Laporte sur les dossiers Raka et Willemse

Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby, a avoué avoir joué un rôle dans la polémique autour de Paul Willemse et Alivereti Raka.

C’est la nouvelle polémique du moment. Alors que Paul Willemse et Alivereti Raka étaient pressentis pour intégrer le XV de France lors de la tournée du mois de novembre, leurs noms sont finalement absents de la liste des convoqués de Jacques Brunel. Le sélectionneur de l’équipe de France, semble en effet avoir décidé de se passer des services du deuxième-ligne de Montpellier et de l’ailier de l’ASM Clermont Auvergne. Certains observateurs y ont vu la patte de Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby, qui aurait apposé son veto afin de rester en accord avec ses promesses de campagne.

« S’ils n’ont pas de passeport, ça voudrait dire qu’on n’a pas tenu nos engagements »

Lors d’un entretien accordé à RMC Sport ce jeudi, Bernard Laporte a avoué avoir joué un rôle dans ces dossiers, car il ne souhaite pas que des étrangers intègrent le XV de France. Alivereti Raka et Paul Willemse auraient pourtant entamé toutes les démarches pour obtenir un passeport français. « En faisant la demande, il y a la volonté réelle de ces deux joueurs d’être français et je leur en suis très reconnaissant. Mais si au bout du compte, il n’y a pas de passeport, ça voudrait dire qu’on s’est engagé dans une procédure dont on ne connaît pas l’issue. C’est ce qui m’a fait faire marche arrière » a expliqué le président de la FFR. « Ils en ont la volonté, ça, je dois le reconnaître, je pense à ces deux joueurs qui ont envie d’être français et de postuler pour l’équipe de France. Mais je me dis que si à la sortie, ils n’ont pas ce passeport, ça voudrait dire qu’on n’a pas tenu nos engagements. Encore une fois, les choses sont simples, il y a passeport ou il n’y a pas passeport. Tout semble favorable puisque les préfectures ont envoyé leurs dossiers avec avis favorable. On est sur le bon chemin, dans la bonne direction, mais soyons patients parce que je ne sais pas le temps que cela prend ensuite au ministère de l’Intérieur ».

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