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Mercato - ASSE : Le Prince du Cambodge lâche ses vérités après l'échec de son projet colossal !

Longtemps présenté comme le favori au rachat de l'ASSE, Norodom Ravichak a finalement été contraint de renoncer à son projet, accusé d'avoir fourni de faux documents. Frustré de n'avoir pas pu mener à bien sa candidature, le Prince du Cambodge sort du silence et lâche ses vérités dans ce dossier.

Le processus de vente de l'ASSE suit son cours et a même connu une accélération ces derniers jours. KPMG, cabinet d'audit mandaté pour éplucher les candidatures, a effectivement clos l'étape de la réception des offres depuis dix jours. Difficile de savoir quels projets sont en cours, mais tout devrait être révélé le 23 novembre, date à laquelle KPMG présentera à Roland Romeyer et Bernardo Caïazzo les offres jugées sérieuses. Une chose est cependant certaine, Norodom Ravichak ne sera pas le prochain propriétaire de l'ASSE. Et pour cause, le Prince du Cambodge « a fourni un document de garantie financière de 100 millions d’euros émanant d’une grande banque internationale qui se révèle être un faux. » Une situation qui a poussé les Verts à lancer un procédure en justice contre le prince cambodgien qui ne rachètera donc pas l'ASSE. Mais alors qu'il avait affiché par le biais d'un communiqué « sa sidération face aux accusations portées à son encontre », Norodom Ravichak a décidé de sorti du silence dans une interview accordée à L'Equipe.

Ravichak met les choses au clair

Le Prince du Cambodge a ainsi confirmé qu'il était bien candidat au rachat de l'ASSE. Mais contrairement à ce qui a été annoncé, il n'est pas milliardaire. Son projet s'appuyait, non pas sur ses fonds propres, mais sur ceux d'investisseurs chinois. « J'ai beaucoup rigolé en découvrant que j'étais un prince milliardaire. La vérité, c'est que je gagne bien ma vie. Je suis un privilégié, pas un milliardaire, mais j'ai des amis chinois fortunés qui me soutiennent. Cela fait dix ans qu'ils font des affaires avec ma famille et ils connaissent mon amour pour le football. Or, ils veulent entrer en Europe par ce biais », assure Norodom Ravichak avant de confirmer avoir transmis deux offres différentes. « La première, de 30M€, en juin. Refusée. Puis, plus rien. La seconde, de 60M€, plus 40M€ à injecter tout de suite dans l’actif du club, sous réserve de l’étude de la data room (la chambre renfermant toutes les données comptables du club). La date de la seconde offre ? Juste après avoir envoyé la garantie bancaire de 100M€ de la Deutsche Bank (le 13 septembre) », ajoute-t-il. C'est justement cette garantie bancaire qui a précipité l'échec de ce projet, puisque ce document s'est avéré être un faux. Cependant, le Prince du Cambodge assure qu'il n'est pas à l'origine de cette escroquerie, et que lui aussi en a été victime : « Lors de ma première offre, j’ai envoyé une lettre de caution signée par le PDG de Soteria Capital, un fonds d’investissement très réputé de Hong Kong et dont la maison mère est Bank of Asia. Nari, mon frère, et moi-même, sommes au board. KPMG l’a refusée, au motif que l’origine des fonds n’est pas vérifiable. J’ai été étonné qu’il émette des doutes alors qu’il n’y avait pas encore eu de transferts de fonds en France. Et si cela avait été le cas, Tracfin (service de renseignement français chargé de la lutte contre la fraude fiscale) aurait filtré l’argent. Bien que cela m’ait vexé et que je me sois senti ostracisé, j’ai contacté maître Carlos Bejarano. Il a alors été convenu de faire appel à Prolan Group SA, une structure financière basée à Genève, en Suisse, et qui travaille avec la Deutsche Bank (...) Je n’ai jamais émis ce document ni rencontré Philippe Soulié, le patron de Prolan, à qui j’ai demandé des comptes. » Mais le mal est fait. KPMG n'a pas donné suite à son offre compte tenu de l'utilisation de faux documents et Norodom Ravichak ne sera donc pas le futur propriétaire de l'ASSE, alors qu'il a longtemps semblé être le porteur du projet le plus ambitieux...

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