Entre l'Olympique de Marseille et Habib Beye, l'histoire d'amour a repris 19 ans après son départ pour Newcastle. L'ancien capitaine de l'OM a quitté il y a tout juste une semaine le Stade Rennais pour hériter ces dernières heures de l'équipe première marseillaise. Un de ses anciens joueurs est monté au créneau dans la presse sur certaines rumeurs autour de la séparation entre Beye et Rennes.

En début de semaine dernière, deux entraîneurs prenaient la porte en Ligue 1. Et, de manière assez ironique, l'un d'eux a pris la place de l'autre. Le lundi 9 février, au lendemain du Classico perdu par l'OM de Roberto De Zerbi sur la pelouse du Parc des princes (5-0) contre le PSG, Habib Beye était remercié par le Stade Rennais. Un peu moins de 48 heures plus tard, ce fut au tour de l'Italien d'être limogé par l'Olympique de Marseille. Après une semaine de rumeurs et de témoignages dans la presse, Beye a hérité de l'effectif entraîné pendant un an et demi par De Zerbi pour la prochaine année et demi, l'ex-capitaine de l'OM étant contractuellement lié au club jusqu'à l'été 2027.
«On était certainement arrivé à la fin de quelque chose»
Valentin Rongier a côtoyé Habib Beye pendant un peu plus de six mois. L'ancien milieu de terrain de l'OM, parti en Bretagne à la dernière intersaison, s'est longuement attardé en conférence de presse au sujet de la fin de sa collaboration avec son ex-entraîneur à Rennes remplacé par Franck Haise.
« J’ai maintenant un peu d’expérience dans le foot, ça fait longtemps que je suis dans cette bulle, et j’ai l’habitude. Dans le football actuel, il y a énormément de mouvements, que ce soit les joueurs ou les coachs. Non pas que l’on ne s’attache pas aux personnes, mais on sait que ça fait partie du job et que ça peut arriver à tout moment. On était certainement arrivé à la fin de quelque chose, les dirigeants ont pris cette décision. Les joueurs, on n’a rien à dire là-dessus, seulement se mettre au travail et prendre leurs responsabilités, parce que si ça n’a pas fonctionné, ce n’est pas uniquement la faute du coach, mais de tout le monde. Il y a une grosse remise en question du groupe ».

«Le sentiment que j’avais quand on travaillait avec le coach Beye, c’est qu’il était à l’écoute»
Alors qu'il a été question de grosses frictions entre le vestiaire et Habib Beye à Rennes, Valentin Rongier a démenti cette rupture étalée dans divers médias. Selon ses propos, les échanges étaient possibles et cordiaux en ce qui le concerne comme rapporté par Foot Mercato.
« Je ne vais parler que pour moi. Moi, je continuais d’échanger avec lui, je n’ai pas le sentiment que le groupe l’ait abandonné. Alors, peut-être que les résultats de cette période n’aidaient pas les troupes à garder le moral, à trouver cette énergie positive à mettre dans l’entraînement et les matches. C’est parfois difficile à expliquer. Mais si c’est le cas pour certains, je trouve que c’est un peu dommage car nous ne sommes « que » des joueurs et il faut qu’on garde toute notre énergie pour le terrain. La vérité du football, c’est le terrain. Le sentiment que j’avais quand on travaillait avec le coach Beye, c’est qu’il était à l’écoute, aussi. Quand on allait le voir pour lui dire qu’on avait besoin de travailler telle ou telle chose, il essayait de mettre ça en place avec ses adjoints, à l’entraînement. Lorsqu’on a enchaîné les bons résultats, on ne parlait plus de ces soucis-là. C’est le lot du sport, du foot, tout n’est pas linéaire. C’est à nous, les joueurs, d’assumer notre statut. On est en grande partie responsable de ce qu’il s’est passé ».