Entre l’OM et le PSG, ce n’est pas le grand amour et l’antagonisme entre les deux clubs a parfois pu faire sortir de leurs gonds l’entourage de certains joueurs. C’est ce que racontait un ancien olympien, expliquant que son frère avait cassé sa télé à cause du club de la capitale.

Après des passages à la Juventus et à Middlesbrough, Fabrizio Ravanelli rejoignait l’OM en 1997, où il est resté jusqu’en 1999 avant de s’engager avec la Lazio. L’ancien attaquant international italien (22 sélections, 8 buts) a donc vécu la finale de Coupe de l’UEFA perdue face à Parme, mais ce n’est pas le plus grand regret de ses années à Marseille.
« Ça me fait encore mal aujourd'hui »
« Mon plus grand regret ? D'avoir perdu la finale de la Coupe de l'UEFA contre Parme, à Moscou (0-3, le 12 mai 1999). Mais c'était prévisible, il nous manquait des joueurs à cause de Bologne - à la suite d'une bagarre à la fin de la demi-finale retour, Jambay et Dugarry avaient écopé de cinq et six matches de suspension. Ravanelli, Gallas et Luccin étaient, eux, suspendus pour accumulation de cartons jaunes - Alors, je dirais plutôt d'avoir perdu le Championnat, la même année, à la dernière seconde de la dernière journée au profit de Bordeaux », confiait Fabrizio Ravanelli dans un entretien accordé à L’Equipe en 2018.

« Mon frère m'avait appelé après en me disant qu'il avait cassé sa télé »
Un nul du PSG à Bordeaux suffisait pour que l’OM soit sacré champion de France, mais le club de la capitale s’était incliné dans les derniers instants de la rencontre. « Ça me fait encore mal aujourd'hui. Tout le monde a vu ce qui s'est passé entre Paris et Bordeaux, ce soir-là. Paris gagnait le match 2-1, mais des joueurs ont arrêté de jouer, de mettre le pied et Bordeaux a fini par l'emporter (3-2, but de Feindouno à la 89e minute alors qu'un nul girondin donnait le titre à l'OM, vainqueur à Nantes, 1-0). C'est une honte ! Mon frère m'avait appelé après en me disant qu'il avait cassé sa télé », ajoutait Fabrizio Ravanelli.