Star mondiale et de l’équipe de France avec laquelle il a remporté la Coupe du monde 1998 et l’Euro 2000, Thierry Henry a longtemps souffert d’une mauvaise image dans son pays. Une histoire compliquée avec le public français qu’avait essayé d’expliquer Raymond Domenech, qui l’a eu sous ses ordres quand il était sélectionneur des Bleus.

Champion du monde en 1998 et d’Europe en 2000, Thierry Henry retrouvait l’équipe de France lors de la Coupe du monde 2018, lui qui était alors un des adjoints de Roberto Martinez. Les Bleus étaient opposés à la Belgique en demi-finale et à cette occasion, Raymond Domenech s’était exprimé sur la mauvaise image que l’ancien attaquant d’Arsenal et du FC Barcelone avait en France.
«Il n'a jamais réussi à fédérer le public autour de lui»
Comme il le confiait à l’époque sur Europe 1, selon lui, « le désamour a commencé bien avant » l’affaire de la main face à l’Irlande en barrage retour des qualifications pour le Mondial 2010. « Il y a toujours eu un problème dans sa manière de vivre avec le public dans les matches, dans sa manière de célébrer ou de ne pas célébrer. L'attitude qu'il avait… Il n'a jamais réussi à fédérer le public autour de lui. Pourtant, c'était une immense star. Il marquait des buts, il était décisif pour l'équipe de France. Mais même quand il marquait des buts, il y avait une sorte de malaise. »

«Il est tombé au moment où il y avait Zidane»
Pour Raymond Domenech, l’autre problème de Thierry Henry était qu’il « est tombé au moment où il y avait Zidane. C'était l'un ou l'autre, il ne pouvait pas y avoir deux idoles. » Selon l’ancien sélectionneur de l’équipe de France, Henry a été plus « victime » que coupable dans l’affaire de la main : « Ce n'est que la concrétisation de toute une période compliquée. Je suis plus responsable de tout ce qui lui est arrivé que lui-même. » Raymond Domenech avait conclu en estimant que « si Griezmann fait la main et qu'on gagne contre la Belgique, je pense qu'il n'y aura pas ça. Au contraire, on parlera de la “main de Dieu”. Henry, lui, c'était la main du Diable. »