Raymond Domenech «est nul», un champion du monde n’hésite pas à régler ses comptes
Thomas Bourseau
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Rédacteur
Féru de sport, Thomas a grandi entre le ballon rond du football et le orange du basket, ses deux coups de cœur depuis toujours. Diplômé d’un Master et d’une Licence à l’Institut Européen du Journalisme de Paris, il suit toujours de très près les aventures d’Arsenal et des Los Angeles Lakers.

Champion du monde et d'Europe avec l'équipe de France, il a vécu une fin d'aventure qu'il n'avait jamais imaginé avec la sélection tricolore. La faute à un homme : Raymond Domenech. Ex-sélectionneur des Bleus entre 2004 et 2010, le coach à la tête de l'équipe lors du fiasco de Knysna a dégoûté le joueur en question six ans avant les faits à cause de son management. Il raconte deux décennies plus tard.

Une histoire qui aura duré huit ans avec un dénouement explosif qu'il n'avait pas vraiment souhaité. En effet, loin du Stade de France où il avait été sacré champion du monde quelques années plus tôt un 12 juillet 1998, il vivait sa dernière apparition en équipe de France en raison d'une décision de Raymond Domenech avec laquelle il n'était certainement pas en phase.

«Ça se finit comme ça en équipe de France ? Sur un parking»

Lors d'une discussion avec Smaïl Bouabdellah pour le programme Kampo, Robert Pirès revenait sur le remplacement à la mi-temps d'une victoire contre Chypre en éliminatoire de la Coupe du monde 2006 (2-0). Un choix qui n'est pas du tout passé auprès de Pirès qui l'a toujours mauvaise plus de 20 ans après les faits. « C’est Daniel Moreira qui m’a remplacé sur mon dernier match. A Chypre. J’ai regardé la deuxième dans le parking, tellement je voulais… Enfin bref. Ça se finit comme ça en équipe de France ? Sur un parking. A Chypre, en 2004. Je lui en parle après à Domenech ? Jamais, t’es fou ».

«C’est l’une des rares fois où j’étais énervé. Mi-temps à Chypre, on gagne 2-0, il me sort»

Furieux, Robert Pirès s'exilait sur le parking du Stade GSP. Son remplacement par Daniel Moreira, international français aux trois sélections a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. « Ça se termine comme ça mon aventure chez les Bleus, sur un parking, tellement j’étais énervé. Là, j’étais énervé. C’est l’une des rares fois où j’étais énervé. Mi-temps à Chypre, on gagne 2-0, il me sort. Il fait : « Bon je fais un changement. Robert, tu laisses ta place, Daniel, tu rentres ». Ça s’est terminé comme ça avec lui. Je te jure que c’est vrai. Pourquoi il a fait ça ? Parce qu'il est nul ».

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