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EDF Courbis et Giresse detruisent le jeu des Bleus
La rédaction

Plus d'un an après la prise de fonction de Laurent Blanc, presque rien n'a changé en équipe de France. Et surtout pas le jeu pratiqué. Pour Rolland Courbis et Alain Giresse, c'est inquiétant.

Plus d’un an après l’intronisation de Laurent Blanc comme sélectionneur de l’équipe de France, sur le terrain, les Bleus souffrent des mêmes maux. Pourtant le positivisme reste intact. « Pour le moment il y a une légère amélioration, note Rolland Courbis. Mais je dis bien pour le moment. Je m’attendais à mieux et je m’attends toujours à mieux. On peut, on doit et on va mieux faire. Mais j’ai toujours confiance en Laurent Blanc et son staff. » « On est sur la bonne voie. Laurent Blanc est en train de remettre de l’ordre, notamment au niveau de l’état d’esprit qui est bien meilleur », assure de son côté Alain Giresse.

Pas de projet de jeu

Mais derrière cet optimisme de supporter, la réalité est moins reluisante et les prestations de l’équipe de France toujours aussi insipides. « Si le niveau de jeu reste le même, ce n’est même pas la peine qu’on aille à l’Euro parce qu’on ne va pas que faire passer à travers, on va être ridicule, assène Courbis. Quand on ne prend qu’un point sur six face à la Bélorussie, je ne peux pas m’extasier. Quand j’aurai enfin découvert le projet de jeu, je serais plus en confiance.» Un constat partagé par Alain Giresse : « Dans le jeu, on a besoin de certitudes, de garanties, de mettre en place une équipe-type. Ce n’est pas le cas. On n’a pas encore trouvé le jeu et le collectif qu’on était en mesure d’espérer. »

Toujours aucun leader

En cause notamment l’immuable et inquiétante absence de patrons. « On ne sait pas qui est le leader. La preuve, il n’y a pas de capitaine à part entière », relève Coupet. « Les équipes qui sont performantes s’appuient sur des grands leaders, soutient Giresse. Lors de chaque belle période de l’équipe de France, il y en avait un. Aujourd’hui, il n’y a pas de Platini ou de Zidane. » Si seulement les Bleus pouvaient se cacher derrière le collectif…

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