Cyclisme
Énorme inquiétude pour Julian Alaphilippe, Voeckler en panique

Déjà miné par les blessures et les chutes cette saison, Julian Alaphilippe est encore tombé sur la Vuelta et a dû abandonner. A quelques semaines des championnats du monde, le coureur français n’est pas sûr de participer, ce qui inquiète énormément Thomas Voeckler, le sélectionneur tricolore.

L’année de Julian Alaphilippe est loin de ressembler à ce qu’il aurait espéré. Double champion du monde en titre, le Français n’a pas pu s’aligner sur le Tour de France en raison d’une grosse chute sur Liège-Bastogne-Liège. Même s’il était apte, la formation Deceunink Quick-Step a préféré se passer de lui afin de le préserver. De retour juste après le Tour de France sur le Tour de Wallonie, Julian Alaphilippe a dû abandonner après avoir été testé positif au Covid.

Rechute sur la Vuelta

Alors pour la Vuelta, Julian Alaphilippe était plus que déterminé. La course se passait même très bien jusqu’à une nouvelle chute qui l’a de nouveau contraint à l’abandon. Et son équipe n’a pas été rassurante quant à son état de forme. « Dans le meilleur des cas, il sera de retour sur son vélo dans une quinzaine de jours. Pour les Championnats du monde, ce sera sûrement trop court, mais il pourra peut-être se préparer à temps pour le Tour de Lombardie et les courses italiennes. C'est la malchance pour Julian (Alaphilippe), il a vu plus d'hôpitaux qu'il n'a couru cette année », regrettait Patrick Lefevere, le patron de son équipe, dans des propos relayés par Cyclism’Actu

Alaphilippe absent pour les championnats du monde ?

Une déclaration qui a de quoi faire peur à l’équipe de France. Double tenant du titre, Julian Alaphilippe pourrait donc manquer les championnats du monde qui auront lieu à la fin du mois de septembre en Australie. Une luxation de l’épaule qui remet donc tout en cause pour les Bleus. Car sans Julian Alaphilippe, l’objectif ne sera forcément pas le même. Mais alors que son équipe tente de le protéger au maximum, Thomas Voeckler doit-il tirer un trait sur la présence d’Alaphilippe à trois semaines de l’événement ? Pas forcément… 

« Je ne veux pas faire de langue de bois en disant qu’on aborde la course avec la même idée en tête si Julian est là ou non »

Voeckler a d’abord été rassuré par la Quick-Step. « Julian peut commencer à mobiliser l’épaule immédiatement, ainsi qu’à s’entraîner sur ses rouleaux. Si le mouvement et la douleur sont gérables, il devrait alors pouvoir reprendre un entraînement complet dans un avenir pas trop lointain », a expliqué l’équipe belge. « C’est encore tout frais. J’espère qu’il se rétablira au plus vite et qu’on en tirera les conclusions en temps utile », assure Thomas Voecker, qui confirme avoir pris « un gros coup sur la tête », alors « qu’il était dans une phase d’approche idéale de l’événement. Mais chaque chose en son temps, on va voir si on fait avec ou sans lui ». « S’il est au départ, il y aura neuf coureurs de l’équipe de France et s’il n’est pas au départ, on a droit à huit coureurs. L’équipe de France prendra le départ des Championnats du monde avec des ambitions bien établies, mais je ne veux pas faire de langue de bois en disant qu’on aborde la course avec la même idée en tête si Julian est là ou non », a ajouté le sélectionneur de l’équipe de France.