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Rugby - Grisoli : «Il va falloir combler le manque de spectateur…»
La rédaction

Ancien médecin du XV de France, Jean-Baptiste Grisoli porte un regard lucide sur la situation du Covid-19 et des nouvelles conditions d’organisation du rugby. Pour l’invité du podcast « 36 Chandelles », les joueurs ont un vrai rôle à jouer.

Pas simple pour les sportifs professionnels habitués à jouer dans des ambiances chaudes et des stades pleins de devoir composer avec des tribunes vides, loin de leurs fans. Un paramètre à prendre en compte selon Jean-Baptiste Grisoli. L’ancien médecin du XV de France, invité de ClémentineSarlat pour le podcast 100% Rugby de GMF, « 36 Chandelles », n’hésite pas à interpeller les joueurs sur leur rôle important dans les semaines et mois à venir : « Il va falloir combler le manque de spectateur pour continuer de faire vivre leur passion à leurs supporters, par voie de webcam ou d’interview individuelle, pour ne pas couper le lien. Beaucoup de supporters sont prêts à garder le lien avec leur club, mais il va falloir leur donner de l’amour et du temps… A eux de montrer leur intelligence pour nous garder parmi leurs fans ».

« Un vestiaire est toujours sacralisé… »

Donner plus de choses, montrer plus de son quotidien. Quitte à faire entrer les supporters au cœur du vestiaire ? « Je suis un peu vieille école… sourit Jean-Baptiste Grisoli. Un vestiaire est toujours sacralisé car on se dit des choses. Je compare toujours un vestiaire avec une chambre à coucher. Dans l’intime, on se dit des choses qui peuvent être mal interprétées. Il y a des paroles un peu guerrières, un peu vulgaires parfois, aussi, il faut le dire. Si en plus, après, ça part sur les réseaux sociaux… Si ce n’est pas bien mâché, interprété par des journalistes sportifs ou des gens du cru, forcément, ça peut retomber contre le club. Et ça, les entraîneurs, les joueurs et les clubs en ont peur. Effectivement, il y a une violation de l’intime si l’on rentre dans les vestiaires. Mais il va peut-être falloir montrer ça, apprendre à le faire, dans cette période un peu particulière ».

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