Alors que Rolland Courbis est décédé ce lundi à 72 ans, Christophe Dugarry a raconté une anecdote lorsqu’ils étaient tous les deux à l’OM et qu’il voulait l’envoyer à la Juventus, où évoluait encore Zinedine Zidane. Le champion du monde 1998 se sentait bien à Marseille et ne voulait pas partir, ce qui a provoqué des tensions avec son entraîneur.
Passé par les bancs de Toulon, Toulouse, Bordeaux ou bien Montpellier, Rolland Courbis nous a quittés ce lundi matin à 72 ans. Christophe Dugarry lui a rendu hommage dans l’émission Rothen s’enflamme sur RMC, racontant une anecdote en commun lorsqu’ils étaient à l’OM.
Quand Courbis voulait envoyer Dugarry à la Juventus
« On est en mise au vert à Fuveau à l’époque, à côté d’Aix-en-Provence, et la veille du match il me dit : “Tu vas signer à la Juventus.” Moi, je viens d’avoir mon premier enfant, né au mois d’octobre, je suis installé à Marseille, on vient d’être champion du monde six mois avant. Je suis bien à Marseille, tout se passe bien. Je suis enfin assez stable après mes passages au Milan et à Barcelone qui n’ont pas été concluants. Je ne veux pas partir à la Juve », a déclaré Christophe Dugarry. Ce dernier a alors appelé son ami Zinedine Zidane, encore à la Juventus à ce moment-là. « J’appelle Zizou, je lui dis : “Comment c’est chez toi ? Comment ça se passe ? Est-ce que tu vas rester ?” Il me dit, “non, dans six mois je m’en vais. Avec Lippi c’est compliqué.” Et Rolland qui insiste pour que je signe là-bas, mais je lui dis, “Rolland, je ne veux pas y aller.” Il me répond : “De toute façon, tu n’as pas le choix. J’ai déjà trouvé ton remplaçant.” C’était Bruno Rodriguez. »
« Je lui dis que je ne pars pas et je me suis enfermé dans la chambre »
« Je lui dis que je ne pars pas et je me suis enfermé dans la chambre. Il me dit que l’avion privé est parti de Turin, donc tu pars, c’est réglé. Je me bloque dans la chambre et je ne donne plus de nouvelle, je ne réponds à rien. J’appelle mon père, je lui dis que je ne veux pas y aller. À l’arrivée, je ne pars pas et ils font signer Thierry Henry 15 jours après », a ajouté Christophe Dugarry. « C’était Rolland, qui parfois n’était pas qu'entraîneur. Ça fait partie des grosses colères et ça a été compliqué. C’était un face-à-face, nez à nez. C’était limite limite. Imagine Rolland avec sa gouaille qui me dit tu vas partir et moi qui lui dit non. Je peux te garantir qu’on était à deux doigts du coup de tête. C’était vraiment très très chaud. »