Les clubs de football peuvent parfois prendre des décisions inattendues et c’est ce qui est arrivé à un joueur passé par le PSG. Arrivé deux ans auparavant, le principal intéressé venait de prolonger son contrat, avant de finalement être mis à l’écart par l’entraîneur en place et poussé vers la sortie.

Comme les attaquants brésiliens Alex et Aloisio, ainsi que le gardien Jérôme Alonzo, Lionel Potillon quittait l’ASSE pour s’engager avec le PSG à l’été 2001. Deux ans plus tard, l’ancien latéral gauche partait en prêt à la Real Sociedad, lui qui venait pourtant de prolonger son contrat pour deux années supplémentaires avec le club de la capitale. Tout est parti d’un quiproquo avec l’entraîneur de l’époque, Vahid Halilhodzic.
« Alors qu'il venait de me prolonger de deux ans et doubler mon salaire, Vahid m'a laissé partir en prêt »
« La consigne d’entraîneur que je n’ai pas comprise ? Je dîne en famille avec les Letizi. À 18h30, l'intendant du Paris-SG téléphone : “On sait que Lionel est chez toi. Vahid veut qu'il vienne à la mise au vert, à Paris.” Je prends le téléphone et je rappelle que je suis arrêté trois semaines à cause d'une tendinite. “Vahid ne t'a jamais dit de ne pas venir. On aura une explication demain”. Lors de la mise en place, ç'a été chaud. Alors qu'il venait de me prolonger de deux ans et doubler mon salaire, Vahid m'a laissé partir en prêt, sans option d'achat, à la Real Sociedad, le 31 août, où j'ai pu être dirigé par Raynald Denoueix et jouer la Ligue des champions », confiait Lionel Potillon dans un entretien accordé à L’Equipe en 2022.

« Je n'ai jamais retrouvé l'intégralité de mes capacités physiques »
Après une saison en prêt à la Real Sociedad, il revenait brièvement au PSG avant d’être transféré à Sochaux, un choix qu’il regrette : « Le transfert que je regrette ? D'être parti à Sochaux trop tôt, en 2004, et d'y être allé pour des personnes, plus que pour le projet sportif. Comme Guy Lacombe (entraîneur), secondé par Alain Blachon, se trouvait en conflit ouvert avec le président Plessis, il est parti un an après. Je n'ai également pas mesuré qu'à 31 ans, j'allais m'entraîner sur un synthétique d'octobre à mars. Résultat : pubalgie, puis tendinite au tendon d'Achille. Je n'ai jamais retrouvé l'intégralité de mes capacités physiques. Et comme je ne pouvais pas me reposer sur ma technique, c'est devenu plus compliqué pour moi. »