L’OM a éjecté un taulier du vestiaire, «l’histoire est un peu bizarre…»
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

L’été dernier, l’OM décidait de se séparer d’un des cadres de son vestiaire, une décision prise pour « protéger l’institution », comme l’assurait un dirigeant du club. Une histoire qui reste encore aujourd’hui « un peu bizarre » pour un chroniqueur de RMC et qui, selon lui, est symptomatique d’une mauvaise gestion.

S’il est pourtant un des « rares joueurs » à être venu manger chez lui, Amir Murillo a tout de même été écarté du groupe et rétrogradé en équipe réserve par Roberto De Zerbi. « Je vous explique clairement, dans tous les cas, les choses sortent, même les fausses. La question est très simple : je pense que tout le monde voit des buts sur des touches, à la fin des matchs… L'erreur footballistique je l'accepte mais il y a une chose que je veux voir : la faim. Je veux que tout le monde la voie. Si je prends une décision de ce genre, c'est sûrement que j'ai mes raisons », a expliqué l’entraîneur de l’OM lundi en conférence de presse.

La gestion de De Zerbi incomprise par son vestiaire ?

« Murillo c'est une belle personne, je l'aime beaucoup. S'il n'a pas faim - et c'est pareil pour tout le monde - il ne joue pas. Si après le 3-0, je vois deux joueurs qui discutent sur le terrain à Paris, ça m'énerve. Il faut courir, ne pas se plaindre, ne pas parler, s'excuser et courir avec la faim. C'est l'un des rares joueurs qui est venu chez moi pour manger. Il sait le nombre d'accolades je lui ai faites. Mais il doit comprendre (...) Tout le monde doit être dans le même bateau », a ajouté Roberto De Zerbi. Un joueur qui sortait pourtant de deux titularisations dans des matchs importants en Ligue des champions, ce qui interroge Florent Gautreau. « Comment les autres joueurs qui sont au quotidien avec Murillo peuvent prendre ça ? », s’est-il demandé dans l’After Foot sur RMC.

Le départ de Rabiot, une histoire « un peu bizarre »

Le chroniqueur de RMC est alors revenu sur l’affaire Adrien Rabiot, poussé vers la sortie l’été dernier après une violente altercation avec Jonathan Rowe dans le vestiaire, au sortir de la défaite sur la pelouse de Rennes lors de la première journée de Ligue 1. L’OM et notamment Medhi Benatia avait justifié une « décision qui fait mal » par la nécessité de « protéger l’institution », mais Roberto De Zerbi avait tout de même ouvert la porte à sa réintégration dans le groupe, avant qu’il ne soit finalement transféré à l’AC Milan. « L’histoire de Rabiot, quand Benatia fait sa sortie en disant que l’institution doit être préservée, je trouve que l’histoire est un peu bizarre, mais ok. Mais derrière, De Zerbi a fait une sorte de truc bizarre en essayant de rattraper Rabiot, son fils, par le col pour le faire revenir. Mais les autres joueurs doivent se dire : “C’est le club le patron, c’est Benatia ? Ou c’est De Zerbi qui veut à tout prix rattraper Rabiot ?" Les joueurs, à mon avis, ne comprennent pas la façon dont, De Zerbi en l’occurence, gère ses joueurs, son vestiaire et sa tactique », a estimé Florent Gautreau.

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