L’Olympique de Marseille a encore apporté des ajustements à son effectif durant l'hiver avec de nombreux va-et-vient. Au total, quatre recrues sont venues renforcer l’effectif de Roberto De Zerbi, tandis que dix joueurs ont plié bagage. Une stratégie de la direction phocéenne qui ne fait pas l’unanimité.
Le mercato hivernal a fermé ses portes ce lundi en France, et l’Olympique de Marseille a encore opéré de nombreux changements, avec dix départs (Lirola, Blanco, Mughe, Garcia, Gomes, O'Riley, Koné, Vaz, Maupay, Bakola) et quatre renforts (Nwaneri, Timber, Nnadi, Abdelli) au compteur. Cela devient une habitude pour Pablo Longoria adepte des réajustements dans l’effectif, ce qui ne fait pas l’unanimité.
« On les prend pour des abrutis en fait
Sur le plateau de L’Équipe du Soir, Giovanni Castaldi a critiqué la stratégie marseillaise, s’expliquant : « Le mercato de cet été, je le comprenais, car t’es sur une nette amélioration quand tu prends Pavard, Aguerd et Medina, t’upgrades (tu évolues). Mais Matt O’Riley, deux bons matchs, c’était censé devenir le meilleur milieu de terrain de Ligue 1, il va à la cave. Vermeeren, il a une super séquence, sur le banc on ne le revoit plus. Les jeunes, Bakola, titulaire contre Newcastle, on ne le revoit plus. En fait, il y a un moment où entre Roberto De Zerbi qui dit en conférence de presse qu’il y a trop d’instabilité dans son effectif, qu’on lui change trop de joueur, qu’il ne peut pas construire, lui fait des compos différentes à chaque fois et l’effectif change tout le temps… Je me mets à la place des gens qui suivent Marseille, on les prend pour des abrutis en fait ».

« Nos supporters sont plus intelligents et connaisseurs que ce qu'on pense »
Alors que l’OM était en crise après l’humiliation en Ligue des champions contre Bruges, Roberto De Zerbi et ses joueurs se sont rassurés mardi soir, avec leur victoire contre Rennes (3-0) en Coupe de France, de quoi leur permettre d’accéder aux quarts de finale. « Le soulagement, cela ne concerne que la conscience ! Les supporters nous ont dit des choses justes, hier (lundi) à la Commanderie. Au stade, ils ont été avec nous, au-delà des banderoles, légitimes et justes. C'est à nous de trouver de la régularité, a confié l’Italien après le succès face à la formation bretonne. Nos supporters sont plus intelligents et connaisseurs que ce qu'on pense. Ils disent presque toujours la vérité. Ils étaient déçus de Bruges (0-3, le 28 janvier, synonyme d'élimination en phase de ligue de Ligue des champions), ils ont raison, c'est un match à avoir honte. Quand une équipe te donne l'idée d'être très forte, il est normal qu'il y ait des attentes. Elles sont parfois respectées, parfois non. »