Karim Benzema est un lyonnais de formation. Né à Bron dans la région, la légende du Real Madrid a fait les beaux jours de Bron jusqu’à l’été 2009 et son départ à la Casa Blanca. Néanmoins, seulement deux ans plus tard et le rachat du PSG par le Qatar, le prince de l’époque Al-Thani avait soumis son nom à Antoine Kombouaré pour l’équipe première.
Au printemps 2011, le PSG passait dans une nouvelle dimension. L’ère du Qatar Sports Investments était lancée par le biais du rachat du club parisien. L’Emir Al-Thani, seulement prince du Qatar à l’époque, avait de grandes aspirations pour le Paris Saint-Germain, mais refusait de tout changer à son arrivée. L’entraîneur Antoine Kombouaré a été maintenu.
«Excusez-moi, je ne comprends pas pourquoi je suis là»
Et ce, à sa surprise générale. Kombouaré avait même été invité à Doha pour s’entretenir avec le fraîchement intronisé président du PSG Nasser Al-Khelaïfi et le prince Al-Thani. Sur les ondes d’Ici Paris, l’ex-joueur du Paris Saint-Germain a raconté cette entrevue à laquelle il ne s’attendait pas du tout. « Je suis allé à Doha, au mois de juin pendant les vacances. J’ai été accueilli par Nasser (ndlr Al-Khelaïfi) incroyable, tout jeune. On est allés dans le palais, il y avait des soldats et Al-Thani qui n’était pas encore l’Emir, mais le prince héritier. Il m’a accueilli dans un immense salon et je lui ai dit : « excusez-moi, je ne comprends pas pourquoi je suis là » ».
«On a commencé à parler de noms : Messi, Benzema. Je me suis dit punaise, ils sont ambitieux»
Pendant ladite discussion avec le prince Al-Thani, Antoine Kombouaré est resté sous le choc au moment où ce dernier a énoncé les noms de Lionel Messi ou encore Karim Benzema. « Il m’a dit : « non, non, vous êtes l’entraîneur, je veux que ce soit avec vous » et on a commencé à parler de noms : Messi, Benzema. Je me suis dit punaise, ils sont ambitieux les gens-là. Je ne les prends pas trop au sérieux à ce moment-là. Il me demande quels joueurs je veux, je lui réponds qu’on a un effectif qui est pas mal et qu’il faut apporter deux ou trois retouches c’est tout. J’ai compris hein (sourire), douze mecs sont arrivés ».