Dans l’émission Rothen s’enflamme sur RMC, Christophe Dugarry est revenu sur le moment où Rolland Courbis, décédé ce lundi, voulait le pousser à quitter l’OM pour rejoindre la Juventus. Le champion du monde 1998 était bien à Marseille et n’avait aucune intension de s’en aller. La situation a alors failli dégénérer entre les deux hommes.
Ce lundi matin, Rolland Courbis est décédé à l’âge de 72 ans. Ancien joueur de l’OM, il en a également été l’entraîneur, entre 1997 et 1999. Il a notamment eu Christophe Dugarry sous ses ordres, qu’il avait essayé d’envoyer à la Juventus, mais ce dernier n’était pas du même avis.
« La veille du match il me dit : “Tu vas signer à la Juventus.” »
« On est en mise au vert à Fuveau à l’époque, à côté d’Aix-en-Provence, et la veille du match il me dit : “Tu vas signer à la Juventus.” Moi, je viens d’avoir mon premier enfant, né au mois d’octobre, je suis installé à Marseille, on vient d’être champion du monde six mois avant. Je suis bien à Marseille, tout se passe bien. Je suis enfin assez stable après mes passages au Milan et à Barcelone qui n’ont pas été concluants. Je ne veux pas partir à la Juve », a raconté Christophe Dugarry dans Rothen s’enflamme sur RMC. « J’appelle Zizou, je lui dis : “Comment c’est chez toi ? Comment ça se passe ? Est-ce que tu vas rester ?” Il me dit, “non, dans six mois je m’en vais. Avec Lippi c’est compliqué.” Et Rolland qui insiste pour que je signe là-bas, mais je lui dis, “Rolland, je ne veux pas y aller.” Il me répond : “De toute façon, tu n’as pas le choix. J’ai déjà trouvé ton remplaçant.” C’était Bruno Rodriguez. »
« C’était vraiment très très chaud »
« Je lui dis que je ne pars pas et je me suis enfermé dans la chambre. Il me dit que l’avion privé est parti de Turin, donc tu pars, c’est réglé. Je me bloque dans la chambre et je ne donne plus de nouvelle, je ne réponds à rien. J’appelle mon père, je lui dis que je ne veux pas y aller. À l’arrivée, je ne pars pas et ils font signer Thierry Henry 15 jours après », a ajouté Christophe Dugarry, qui a failli en venir aux mains avec Rolland Courbis. « C’était Rolland, qui parfois n’était pas qu'entraîneur. Ça fait partie des grosses colères et ça a été compliqué. C’était un face-à-face, nez à nez. C’était limite limite. Imagine Rolland avec sa gouaille qui me dit tu vas partir et moi qui lui dit non. Je peux te garantir qu’on était à deux doigts du coup de tête. C’était vraiment très très chaud. »