L'espace d'une seule et unique saison, il a croisé la route d'un membre de l'organigramme du PSG au sein d'un autre club de Ligue 1. La maladie dont souffrait son père l'a emporté dans la tombe, sans qu'il ne puisse être présent à ses côtés pour ses derniers instants. Un crève-coeur qui a engendré une réaction à charge contre le dirigeant du PSG en place à l'époque. Explications.

Il y a des choses qui passent avant les responsabilités professionnelles et la passion du ballon rond des footballeurs, comme la santé et la vie de famille. Et Victor Osimhen s'est retrouvé dans cette situation. Lorsqu'il fit sa pige au LOSC en 2019/2020, l'international nigérian a perdu son père dans des circonstances qui l'ont considérablement marqué. « Quand j’ai signé à Lille, l’état de santé de mon père s’est gravement détérioré. J’étais constamment loin de lui. Puis, au début du COVID, il a été hospitalisé. J’étais seul en France. Le football était à l’arrêt, les aéroports fermés. J’appelais sans cesse mon agent pour organiser un vol privé vers le Nigeria. J’avais même obtenu l’autorisation d’atterrir. Il ne manquait plus que l’accord du club et de mon agent pour me laisser partir ».
«C’est à ce moment-là que j’ai compris le côté sombre du football»
Par le biais de propos relayés par Galatasaray FR sur X, Victor Osimhen a expliqué avoir compris le côté assez moche du football business qui l'a empêché d'être présent pour son père et sa famille dans un moment critique. « J’attendais… encore et encore. Et son état empirait. J’ai commencé à paniquer. J’appelais chaque heure, je suppliais. Mais c’est à ce moment-là que j’ai compris le côté sombre du football, le business. On voulait me vendre. Un transfert était en discussion. Mon ancien agent me répétait : « C’est compliqué. Attends » Je devenais fou. Je ne dormais plus. Un matin, en sortant de la douche, j’ai regardé une photo de ma mère posée près de mon lit. J’ai senti que quelque chose n’allait pas. J’ai commencé à pleurer ».

««On l’a perdu, tu dois lui dire au revoir… ». J’ai jeté mon téléphone. J’ai tout cassé»
Lorsque son père s'en est allé, Victor Osimhen était inconsolable et était prêt à tout arrêter, étant « écœurer » de cette situation. « En bas, j’avais 20 appels manqués de ma famille. J’ai rappelé mon frère en FaceTime. Il m’a dit : « On l’a perdu ». Puis il a tourné la caméra vers mon père. « Tu dois lui dire au revoir… ». J’ai jeté mon téléphone. J’ai perdu le contrôle. J’ai tout cassé dans la maison. Mes voisins sont venus me voir. En France, ils étaient comme une famille pour moi. L’un d’eux est resté 6 ou 7 heures avec moi ce jour-là… Il m’a probablement empêché de faire une énorme erreur. Ce qui m’a le plus détruit, c’est la culpabilité. Tous les enfants et petits-enfants de mon père étaient à ses côtés. Le seul qui n’y était pas, c’était moi… J’étais en colère. J’ai explosé. Je me suis dit : Si le football, c’est ça… à quoi bon ? Je veux juste être avec ma famille ».
«Campos en a absolument rien a foutre de la vie privée d’un joueur»
Un discours qui a ému Julian Palmieri. Ex-joueur du LOSC, qui a connu Luis Campos à Lille avant qu'il ne devienne le conseiller sportif du PSG en 2022, Palmieri a avancé une chose concernant le dirigeant portugais : il se fiche de tout l'aspect vie privée des joueurs. « Malheureusement je l’ai vécu à Lille aussi. Campos en a absolument rien a foutre de la vie privée d’un joueur...».