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Journal du sport, actualité sportive

PSG Kombouare tacle Colony Capital

Très mécontent de la gestion du cas Stéphane Sessegnon, Antoine Kombouaré ne s'est pas privé pour critiquer le principal actionnaire du club, Colony Capital, et faire passer des messages lourds de sens. Extraits.

Antoine Kombouaré n’a pas mâché ses mots à l’encontre du principal actionnaire du PSG, Colony Capital, qu’il cible comme le principal responsable du futur départ de Stéphane Sessegnon à Sunderland. Un exil qu’il ne souhaitait pas. D’une part, car l’entraîneur parisien sait que son effectif est limité. D’autre part, parce qu’il voulait faire preuve de fermeté en montrant que ce n’est pas un joueur qui décide mais bien son employeur, le club. « Il faut dire les choses comme elles sont : il est parti, il a gagné son bras de fer, grince Antoine Kombouaré. Si le club fait une belle opération financière, il sauve la face, simplement. J’étais contre son départ et je suis toujours contre parce que sur le plan des principes, de l’éthique, quand on ne vient pas à l’entraînement, il ne faut pas céder. C’est interdit. Le club doit montrer qu’il est costaud. Là, ça n’a pas été le cas. »

Kombouaré : « Stéphane fait un bras d'honneur et dit en gros : "Je vous emmerde " »
Selon Le Parisien, c’est Sébastien Bazin, le directeur Europe de Colony Capital qui a pris la décision de vendre Stéphane Sessegnon. Une attitude en totale opposition avec la fermeté affichée par le PSG sur le dossier et qui n’est pas du goût d’Antoine Kombouaré. « Le comportement de Stéphane dépasse tout : il est salarié, payé et ne vient pas s’entraîner. Il fait un bras d’honneur et dit en gros : « Je vous emmerde ». Moi, ce n’est pas mon argent, je ne suis pas l’actionnaire, mais rien que pour l’exemple, il ne fallait pas céder. Pour le retenir, il faut être costaud financièrement et ce n’est pas le cas. »

Kombouaré met la pression sur Colony Capital
Kombouaré, fidèle à son caractère, ne s’est d’ailleurs pas privé de l’occasion qui lui était donnée pour dénoncer le manque de moyens mis à sa dispostion par Colony Capital. « On a essayé de renouveler le contrat de Sakho. Financièrement, ce n’est pas possible. On n’a pas les moyens de prolonger un garçon plein d’avenir et très important pour nous. » Des déclarations qui semblent n’avoir qu’un seul but : mettre la pression sur le décideur ultime du club pour palier le départ de Sessegnon. « Si Stéphane part, le signe fort, c’est de faire venir un renfort », a ainsi habilement glissé le Kanak. A deux jours et demi de la fin du mercato, pas sûr cependant que les décideurs parisiens aient le temps de répondre à ses attentes. Ou l’envie.